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Déchets : l'Aude ne veut pas finir en "Biutiful cauntri"  Déchets : l'Aude ne veut pas finir en "Biutiful cauntri"

"Biutiful cauntri", documentaire-catastrophe sur les décharges abusives toxiques dans la région de Naples, est projeté au Colisée. Trois séances-débats qui sont proposées par Nature et progrès.
1 200 décharges abusives de déchets toxiques. Des éleveurs qui voient mourir leurs brebis. Des agriculteurs qui cultivent des terres de plus en plus polluées" : bienvenue en Campanie, la région de Naples, qui subit depuis 15 ans les ravages de "l'éco-mafia". Le synopsis du documentaire "Biutiful Cauntri", bientôt projeté au Colisée, poursuit : "des tomates, des pêches, des bufflones contaminées par le "percolat", liquide résiduel qui provient de la percolation de l'eau à travers les déchets. Une région entière en train de mourir à petit feu". Ce film, sorti il y cachePubVide('pubCarreEdit'); a un an et demi, fera l'objet de trois séances-débat au Colisée, ce dimanche 29 novembre, puis samedi 5 et lundi 7 décembre. C'est Nature et Progrès, la fédération internationale d'agriculture biologi que, qui propose ces rendez-vous, en partenariat avec plusieurs associations écologistes locales : l'Acacia (Association carcassonnaise et audoise contre l'incinération et ses procédés assimilés), Eccla (Ecologie du Carcassonnais, des Corbières et du littoral audois) et Terres d'Orbiel (qui s'oppose à l'implantation d'un site d'enfouissement à Lassac, à Sallèles-Cabardès). Bien entendu, il ne s'agit pas de dresser un parallèle entre la région italienne dont il est question dans ce film, et le département de l'Aude. Néanmoins, les organisateurs entendent sensibiliser le public et susciter le débat sur la question du traitement des déchets ménagers et industriels.
"Nous avons aussi invité le conseil général, la Mairie, le Smictom et le Sydom, mais ils ne nous ont pas répondu", indique Eole Bonneault, représentant de Nature et Progrès.
Christine Stehmer, présidente de l'Acacia, rappelle que son association s'est opposée par le passé à l'installation d'un incinérateur à Carcassonne. "Incinérer, ça veut dire ne pas trier, alors que le tri est non seulement écologique, mais crée aussi des emplois". Henri de Marion, secrétaire général de Terre d'Orbiel, dénonce quant à lui l'hypocrisie de la dénomination "centre de stockage des déchets ultimes", par laquelle on désigne le projet de Lassac, "alors qu'il s'agit d'une décharge". Quant à Fulcieri Maltini, expert en traitement des déchets, il cite en exemple une pratique en cours en Italie, dans le cadre de la valorisation des déchets agricoles : l'utilisation du marc de vendanges pour la production d'électricité.
Bref, les pistes de réflexion ne manquent pas en vue des débats qui suivront ces trois séances.
"Biutiful cauntri", trois projections-débats au Colisée, dimanche 29 novembre à 16 h 15, samedi 5 décembre et lundi 7 décembre à 21 h. Tarif unique : 6 euros.

lindependant.com - Edition du 29 11 2009

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