Naturelles ou médicamenteuses, les solutions contre la chute de cheveux sévère

Femme tenant un amas de cheveux au creux de ses mains
Alopécie aiguë, quelles solutions ?
Par Manon Laplace publié le
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En France, 11 millions de personnes perdent leurs cheveux. Une situation difficile à vivre pour beaucoup. Si le remède miracle n'a pas encore vu le jour, il existe des solutions pour limiter les dégâts.

On considère la perte comme normale lorsqu’elle s’échelonne entre 25 et 100 cheveux par jour. Mais pour certains sujets, la chute est parfois bien plus conséquente. On parle alors généralement d’alopécie, bien que la perte des cheveux prenne des formes diverses et variées : pelade, chute saisonnière, calvitie… L’alopécie est la forme la plus répandue de chute des cheveux et peut toucher aussi bien les hommes que les femmes, quel que soit leur âge. Les facteurs responsables de l’alopécie sont nombreux : hormones, médicaments, agression chimique ou physique, un choc psychoaffectif (30 à 50% des femmes subissent une perte de cheveux dans les semaines qui suivent l’accouchement),  stress, carences alimentaires et encore bien d’autres. Mais la forme la plus fréquente est l’alopécie androgénique, le plus souvent héréditaire. Dépression, perte d’estime de soi, la chute des cheveux peut être extrêmement mal vécue par les individus atteints. Petit tour d'horizon des solutions pour lutter contre la chute des cheveux.

Les traitements médicamenteux

Il faut savoir qu’en cas d’alopécie, le follicule pileux qui loge la racine du cheveu n’est pas mort, et qu’une repousse est possible. Parmi les traitements médicamenteux existants, seuls deux sont aujourd’hui reconnus pour leur efficacité. Il s’agit du Minoxidil et de la Finastéride. Deux médicaments initialement commercialisés pour d’autres pathologies mais qui interviennent dans le cycle capillaire. Le Minoxidil tout d’abord, un médicament créé pour lutter contre l’hypertension s’utilise en application cutanée sur les zones dégarnies. Dans 70% des cas, il aurait une action antichute du fait de ses propriétés vasodilatatrices qui permettent une meilleure irrigation du cuir chevelu. Néanmoins, il n’y a pas de remède miracle. Le Minoxidil est un traitement continu dont les effets cessent dès l’arrêt des applications, et doit donc être appliqué à vie. Or, non seulement ce traitement est particulièrement onéreux (comptez jusqu’à une soixantaine d’euros le flacon de 30ml), mais il stimule le système pileux dans son ensemble, favorisant ainsi le développement de poils et de duvet sur le visage, dans les oreilles, ou sur d’autres zones disgracieuses. Question effets secondaires, la Finastéride n’est pas en reste. Réservé aux hommes, ce traitement fonctionne pour les alopécies peu évoluée et freinerait la chute dans 80% des cas. Néanmoins, de nombreux patients traités à la Finastéride se sont confrontés à des troubles de l’érection et à une baisse de la libido. Pour certains l’impuissance s’est avérée irréversible.

Les solutions naturelles

Au-delà des solutions médicamenteuses et des interventions de médecine esthétique telles que les greffes ou les injections de corticoïdes, il existe des solutions naturelles pour prévenir la perte de cheveux massive et pour la juguler. Une bonne hygiène permet de se prémunir d'une alopécie liée à des carences alimentaires ou à un stress intense. Mais cela ne suffit pas toujours. Dans le cas d’une alopécie androgénique, l’alimentation et le stress n’ont pas d’incidence. Néanmoins, deux études irakiennes ont démontré les bienfaits de l’oignon et de l’ail pour lutter contre la chute des cheveux. La première, portant sur l'oignon et publiée dans le Journal de la Dermatologie en 2002, avait obtenu 86.9% de repousse du cheveu grâce au jus d’oignon cru en application cutanée, et ce dès deux semaines de traitement. Les dix patients étant allés au bout de l’expérience on eut une repousse complète sans qu'il n'y ait de rechute. Les résultats de l’étude de 2009 portant sur les effets de l’ail étaient sensiblement les mêmes, avec néanmoins plus de complications dermatologiques. Tous les patients traités à l’ail avaient souffert d’eczéma et de démangeaisons.


Rédaction : Manon Laplace

Sources 
http://www.dermatol.or.jp/Journal/JD/full/029060343e.pdf
http://www.iasj.net/iasj?func=fulltext&aId=51929
http://www.medicalnewstoday.com/articles/247858.php
http://mhsrvweb.medhyg.ch/revues/r_article.php4?article_id=99920260&num_char=0&revue=2

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