Sexe bio : faîtes l'amour... en vert et contre tout !

Faire l'amour dans la nature
Sous la couette aussi, mettez-vous au vert
Par Manon Laplace publié le
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Le sexe bio, ou comment faire pour qu'il n'y ait vraiment plus de mal à se faire du bien. Préservatifs, lubrifiants, sex toys... peut-on les utiliser sans danger ? Bio à  la Une fait le point.

Pratiquer le sexe « bio » ne signifie pas faire l'amour dans les champs. Il s'agit simplement d'étendre votre attitude responsable jusque sous la couette : prendre garde aux produits que vous utilisez pour vous préserver et préserver l'environnement.

Les préservatifs ne préservent pas l'environnement

S'il protègent des MST, le préservatif est loin de protéger l'environnement. En effet, quatre milliards de préservatifs sont utilisés chaque année. Si la plupart finissent à la poubelle, ils sont encore trop nombreux à polluer les fleuves après avoir été jetés dans les toilettes. Sans parler de ceux abandonnés en pleine nature avec leurs emballages en aluminium. Outre l'aspect sanitaire, le préservatif représente donc une source de pollution importante. 

Car il faut savoir qu'il existe deux types de préservatifs plus communément commercialisés : Le préservatif en polyuréthane (qui est un dérivé du pétrole) n'est pas biodégradable.

Le préservatif en latex est fabriqué en Asie à partir de l'hévéa, l'arbre à caoutchouc. Cependant, de nombreux additifs chimiques sont ajoutés : parfums de synthèse, lubrifiants, conservateurs et bien entendu des phtalates qui confèrent au préservatif sa souplesse et son élasticité. Sa composition présente donc des risques allergisants, mais aussi des perturbateurs endocriniens et un potentiel cancérigène.

Il semble plus sage d'opter pour des préservatifs en latex naturel certifié RFSU, garantis sans additifs chimiques et biodégradables.

Les sextoys : de faux amis

Les sextoys ont le vent en poupe ! S'ils permettent de pimenter des ébats devenus plan-plan au fils des années, ou de profiter en solitaire, ils peuvent faire plus de mal que de bien.

Généralement fabriqué en matière plastique, ils contiennent des phtalates, fameux perturbateurs endocriniens que l'on retrouve souvent. Un contact prolongé et régulier de cet agent toxique contre la paroi vaginale peut engendrer un dysfonctionnement des ovaires, voir des cancers. 

Privilégiez donc toujours des matières naturelles : verre, pyrex, acier chirurgical ou silicone. Il est également possible de faire jouer son imagination comme le faisait nos ancêtres et d'utiliser des fruits ou des légumes, bio bien évidemment pour éviter tout contact des muqueuses avec des pesticides.

Bannissez les jouets à piles au profit de ceux possédant une batterie rechargeable ou qui se chargent directement sur secteur et pensez à les recycler le moment venu.

Les dessous des sous-vêtements

A bas les sous-vêtements en vinyle bourrés de phtalates et autres froufrous en synthétiques ! Certes, les culottes en coton bio, ce n'est pas folichon, mais avez-vous pensez à la soie ? L'entreprise française Do you Green propose une collection à base de fibre de pin bio alliant charme, douceur et confort.

Pour créer une ambiance romantico-écolo, on éteint les lumières et on allume des bougies naturelles, on se procure des huiles de massage bio et souvent comestibles, on profite d'une douche à deux pour se découvrir ou se redécouvrir (sans laisser couler l'eau), on mise sur des aphrodisiaques naturels comme le gingembre ou le ginseng, le cacao issu du commerce équitable et les fraises bio évidemment.

Les célibataires quant à eux, pourront trouver l'âme sœur sur amours-bio.com, le site de rencontres pour les écolos.
 

Comme cette jeune femme totalement décomplexée, décidez de ce que vous mettez en vous. 

 

Rédaction : Chrystelle Camier
Source : « Osez… le sexe écolo » de Marc Dannam, éd. La Musardine       

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