Ségolène Royal souhaite interdire la vente de pesticides aux particuliers

Tube de Roundup gel posé sur un table en bois
Ségolène Royal souhaite interdire la vente de pesticides aux particuliers
Par Mathieu Doutreligne publié le
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La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a fait part de sa volonté d‘interdire la vente aux particuliers de produits jardiniers contenant des pesticides cancérogènes. Elle souhaite que ces produits “ne soient pas en vente libre”. Les produits chimiques concernés sont ceux récemment pointés du doigt par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Selon la ministre, “il faut accélérer la recherche dans les produits de substitution”. Ségolène Royal a demandé le 02 avril dernier des expertises complémentaires sur la dangerosité de ces produits à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Un premier pas vers une interdiction généralisée ?

Le 20 mars dernier, l’agence contre le cancer de l’OMS a classé trois pesticides en tant que “cancérogène probable”. Il s’agit de la classification 2A qui précède la catégorie “cancérogène certain”.

Le glyphosate présent dans le Roundup de Monsanto fait partie de ces pesticides pointés du doigt. Rien qu’en France, 8.000 tonnes de Roundup sont répandues tous les ans.

D’autres pesticides ont été classés dans la catégorie 2B : “cancérogène possible”. Il s’agit des insecticides tetrachlorvinphos et parathion, déjà limités à l’utilisation en Europe.

Une entreprise qui "innove" face à une mobilisation qui s'intensifie

De son côté, Monsanto reste persuadé que son produit n’est pas néfaste pour la santé. Le PDG de l’entreprise a d’ailleurs déclaré que les annonces de l’OMS sont une distraction médiatique et pas une réalité.

La multinationale innove en ayant sorti le Roundup gel (présent sur l’image ci-dessus), “un désherbant précis et simple d’utilisation” qui élimine la plante jusqu’au racine par simple contact. Ce produit a été élu Produit de l’année en 2013 dans la catégorie innovation marketing.

Face à un tel fléau qui refuse d’admettre des risques de plus en plus évidents, c’est au consommateur d’élever la voix. Une mobilisation nationale est planétaire s’organise depuis plusieurs années. Envie d’agir ? Vous pouvez signer la pétition Roundup Non Merci, ou participer la marche mondiale contre Monsanto, le 23 mai prochain.

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