Les tampons hygiéniques contiendraient du Roundup de Monsanto

Tampon hygiénique posé sur la paume d'une main
Les tampons hygiéniques contiendraient du Roundup de Monsanto
Par Mathieu Doutreligne publié le
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Un nouveau scandale secoue la santé des consommatrices. 85% des tampons contiendraient le fameux Roundup à base de glyphosate, un produit reconnu cancérogène en début d’année par l’OMS.

Un scandale supplémentaire

Voici une nouvelle pour le moins surprenante. Une étude menée en Argentine affirme que la majorité des tampons et serviettes hygiéniques contiendraient le pesticide Roundup, produit et commercialisé par Monsanto. Ce même produit chimique classé cancérogène “probable” par l’OMS en mars dernier. Dans sa vie, une femme utiliserait plus de 10.000 tampons ou serviettes. Une bonne raison d’être sérieusement intéressés par ces révélations.

L’étude réalisée par des scientifiques de l’université de Plate révèle que 85% des produits pour l’hygiène intime féminine vendus en Argentine sont concernés. Pays dans lequel les OGM sont rois et les pesticides répandus généreusement sur les cultures. Les industriels ont rapidement réagi en argumentant que la quantité décelée était trop faible pour être synonyme de danger. Aucun risque selon eux. À vous de juger.

Et pendant ce temps-là…

Pendant ce temps-là, la législation française n’oblige pas les fabricants à détailler la composition de leurs produits de protection intime. Rare sont les exceptions qui joue le jeu, tel Natracare ou Organyc, exposants sur Bio à la Une.

Largement pointé du doigt dans une pétition, Tampax refuse toujours de révéler la composition de ses serviettes. Nous vous en parlions en septembre, Mélanie Doerflinger a lancé un appel pour tenter d’avoir des réponses de la part de P&G qui ne souhaite pas rendre visible leur composition. “Allez Tampax, faites un effort de répondre enfin à la question” peut-on lire sur la pétition signée par 66.000 internautes.

Une bonne raison pour adopter la cup ?

Certaines consommatrices voient, à travers les résultats de cette étude, un argument supplémentaire pour passer à la coupe menstruelle, ou la “cup”.

Rappelons que ce petit récipient en silicone chirurgical se veut écologique et réutilisable. Révolutionnaire pour certaines, le passage à la cup est un manque à gagner pour les fabricants de tampons et serviettes. Comme toujours, c’est vous de choisir (en étant bien informé).


La coupe menstruelle, expliquée simplement par la youtubeuse madmoiZelle :

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