Vivre dans les arbres, un rêve pour certains, une réalité pour d’autres

Une maison surplombe un lac, perchée dans les arbres. Son image se reflète sur l'eau.
Vivre dans les arbres, un rêve pour certains, une réalité pour d’autres
Par Camille Anger publié le
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“Auprès de mon arbre, je vivais heureux!”, chantait Brassens. Si l’enfant grandit à ses côtés, l’adulte d’aujourd’hui abonde d’idées pour y prolonger ses rêves. Depuis toujours, les arbres fascinent, on s’en sert pour dresser des parcours acrobatiques, mais aussi, et de plus en plus, pour y vivre. Explication sur un phénomène qui prend de la hauteur.

Vers un havre de paix

Vivre dans une cabane perchée dans les arbres, serait-ce une idéal de vie? Loin du tumulte de la ville, se nicher en pleine forêt, c’est reprendre contact avec ses racines. Il vise ainsi la cime des arbres, comme pour toucher l’essence du ciel, pour voir l’essentiel.

Des professionnels du tourisme ont décelé l’intérêt de proposer de tels hébergements à la location. Ils s’adressent à une clientèle en quête d’authenticité et d’insolite. Et le concept séduit de plus en plus. Des exploitants agricoles s’ouvrent à ce concept en complément de leur activité professionnelles principales. Dans le Var, à Flayosc, Christelle et Olivier Muret, gérants et agriculteurs proposent depuis 2010 les “Cabanes du Varon”.

Des structures institutionnelles, en particulier les Comités départementaux du tourisme, aident à la concrétisation de tels projets.

Le nécessaire pour vivre

L’attrait semble donc réel pour se retrouver en pleine nature avec le strict nécessaire. Serait-ce là l’occasion de pratiquer l’apprentissage du vide ? Prendre de la hauteur pour trouver l’essentiel? C’est le cas de Geoff De Ruiters qui a construit sa cabane dans les bois.

La cabane zen en Charente Maritime - coolglamping ©

Cette expérience lui a permis de revoir ses besoins à la baisse. Avec moins d’espace, il a réorganisé sa vie. Son logement est composé de toilettes sèches, d’une kitchenette avec coin repas et d’une chambre étroite. Les matériaux de construction proviennent de récupérations ou de dons. En tout, sa cabane dans les arbres lui a coûté un peu plus de 8000 €. Il profite, cependant, d’un service de proximité pour prendre des douches à l'extérieur. Et bénéficie d’un chauffage d’appoint avec l’aide de ses voisins.

Un cadre juridique

Le régime juridique applicable au cabanes dans les arbres est celui des yourtes et tipis. Selon le journal officiel du Sénat, en date du 14 mai 2009, “au regard de la réglementation applicable en matière de camping, ils peuvent être assimilées à des tentes, si elles sont non équipées et à des habitations légères de loisirs (HLL) si elles comportent des équipements intérieurs, tels que des blocs cuisine ou sanitaires. (...) En dehors des quatre lieux d'implantations - terrains de campings, parcs résidentiels de loisirs, certains villages de vacances, certaines dépendances des maisons familiales de vacances -, ces constructions sont soumises au droit commun des constructions (...), conformément aux dispositions des articles R. 421-1, R. 421-2 et R. 421-9 du code de l'urbanisme. ”

Un logement accessible

Le net fourmille d’infos sur l’installation de cabanes dans les arbres. On privilégie les bois nobles. Et si l’idée est bien de fusionner avec la nature, on prend soin de l’arbre. Jusqu’à épouser ses formes ? Un défi auquel se lance bien des internautes. Ils délivrent leur secret sur leurs blogs. Un rêve de gosse, pas si fou!

 

© treehuger.com

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