Les producteurs indemnisés pour cultiver des cerises sans pesticides

cerises sur un arbre
Les producteurs indemnisés pour cultiver des cerises sans pesticides
Par Valentine Poignon publié le
5001 lectures

Suite à l’interdiction de l’utilisation du diméthoate, un insecticide toxique, le Ministre de l’agriculture a décidé d’accorder des indemnités aux producteurs de cerises et de lancer une campagne de promotion de ce fruit de printemps.

Mercredi dernier, Stéphane Le Foll a annoncé la mise en place d’un plan d’aide pour les producteurs ainsi qu’une campagne pour promouvoir le petit fruit rouge. En février, la France décidait de ne plus délivrer de dérogation et donc d'interdire l’utilisation de cet insecticide sur les fruits et les légumes.

Un produit nocif pour les insectes et pour les hommes

La France consomme environs 67 000 tonnes de pesticides par an contre 299 000 tonnes aux Etats-Unis. Tous les dix ans, l’utilisation de pesticides doublent. Herbicides, fongicides, insecticides, les pesticides sont nombreux et couramment utilisés dans les productions agricoles.
Le diméthoate  est une molécule utilisée en agriculture, pour tuer un moucheron asiatique, la Drosophia Suzukii, arrivée en France il y 5 ans. Efficace pour tuer toutes les colonies, le produit est fortement utilisé dans la production de cerises. Les risques ne sont pas acceptables ni pour les consommateurs, ni pour les utilisateurs et encore moins pour l’environnement. Le pesticide est toxique pour le système nerveux central, le sang et les différents organes vitaux.

L’inquiétude des producteurs de cerises 

Depuis le début du mois de février, l’insecticide a été retiré du marché français. Le Ministre de l’agriculture a, par la même occasion, saisi la Commission Européenne dans le cadre d’une demande d'extension de l’interdiction à tous les pays de l’Union Européenne. Cette décision a provoqué de nombreuses réactions auprès des agriculteurs français. L’éventuelle perte de production et la concurrence déloyale face aux pays importateurs de cerises traitées avec le pesticide angoissaient les producteurs. Stephan Le Foll a répondu en interdisant l’importation de cerises contenant la molécule sur le sol français. Il s’est aussi engagé dans la mise en forme d’une campagne de promotion du fruit.

Des alternatives bio

Il existe, heureusement, d’autres manières de protéger les cerises, qui sont beaucoup plus saines. Des agriculteurs bio utilisent des filets afin d’empêcher l’accès des  insectes aux fruits. Le filet est d'ailleurs très efficace face aux intempéries. Un lâché de coccinelles règle le problèmes des pucerons. Enfin, des produits bio sont disponibles sur le marché, certes moins efficace que l’insecticide chimique mais plus respecteux des hommes et de leur planète.

 

Commentaires