Les écrans sont officiellement nocifs pour le cerveau des enfants

une petite fille joue sur un smartphone
Les écrans sont officiellement nocifs pour le cerveau des enfants
Par Elodie Sillaro publié le
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Portables, tablettes, les ondes ondes émises sont très mauvaises pour le cerveau des enfants. Selon un rapport de l’Agence sanitaire (Anses), elles peuvent avoir des effets sur leurs fonctions cognitives ainsi que sur leur bien-être.

Dans un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publié ce vendredi, les ondes électromagnétiques peuvent avoir un effet sur les fonctions cognitives de nos enfants et en particulier sur la mémoire, l’attention et la coordination. L'ANSES incite donc à modérer l’utilisation des écrans connectés chez les moins de 13 ans.

Des effets néfastes sur les fonctions cognitives

Le crâne d’un enfant est moins épais que celui d’un adulte et en constante croissance. Le cerveau de nos bambins est donc plus exposé aux effets néfastes des ondes électromagnétiques. Certains zones des hémisphères sont plus touchées comme celles de la mémorisation, de la coordination et de l’attention.

Outre l’effet des ondes, la simple utilisation d’un téléphone mobile altère le bien-être des enfants. Dépression, fatigue, stress et anxiété, troubles de l’humeur et du sommeil, peuvent résulter d’un usage trop fréquent des smartphones.

Des effets sur le développement encore méconnus

En raison du manque de données et d’études relatives à l’utilisation des smartphones chez les enfants, l’Anses ne peut faire de conclusions quant aux effets sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire ou le développement de cancer.

Dans son rapport de 2016, l’Agence sanitaire confirme ces recommandations de 2013 soit une exposition modérée aux tablettes tactiles et smartphones pour les enfants de - de 13 ans. Elle conseille aussi d’utiliser un kit main libre lors d’appels téléphoniques, d’éviter les communications le soir qui perturbent le rythme du sommeil ainsi que de modérer l’utilisation des produits connectés et ceux émettant des radiofréquences destinés aux enfants (les jouets radio télécommandés, les babyphones,  les talkie-walkies, les robots interactifs).

Des études qui se contredisent

En 2011, une étude menée au Danemark sur une vingtaine d'années auprès de 360.000 adultes détenteurs d’un téléphone portable ne montrait aucune augmentation du risque de cancer du cerveau en lien avec à l’utilisation d’un mobile. Ces conclusions confortaient les résultats d'une étude européenne menée dans 13 pays et publiées l'année précédente.

Mais, en 2014, une étude des chercheurs de l’université de Bordeaux publiée dans la revue de de référence, Occupational & Environmental Medicine, montrait que les personnes atteintes d’un cancer du cerveau (type gliome) avait une utilisation intensive du téléphone portable sans pour autant avérer le lien de cause à effet.

Les portables étaient à nouveau disculpés dans une autre étude australienne datant de 2016 qui rapportait que ces trente dernières années, l'usage croissant du téléphone portable n'avait pas entraîné une augmentation du nombre de cancers du cerveau en Australie. Dans le doute, protégez-vous et surtout vos enfants ! 

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