Quelles alternatives à la contraception hormonale ?

Quelles alternatives à la contraception hormonale ?
Quelles alternatives à la contraception hormonale ?
Par Anaelle Sorignet publié le
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Le choix d’un mode de contraception est propre à chacune. Si la majorité des femmes utilisent des contraceptifs hormonaux, elles sont de plus en plus nombreuses à chercher des méthodes alternatives. Quelles sont les possibilités en dehors de la sacro-sainte pilule ?

La première forme de contraception à laquelle on pense est bien souvent la pilule. Mais, de nombreuses femmes souhaitent désormais se passer de contraception hormonale. 

Quels sont les avantages de la contraception non-hormonale ?

De récents scandales liés aux pilules de 3e et 4e génération ont mis en évidence les risques liés à l’utilisation d’une contraception hormonale. Celle-ci accroît en effet le risque de thromboses veineuses ou d’embolies. Nombreuses sont les Françaises qui se sont donc tournées vers d’autres méthodes de contraception : d’après une enquête INED de 2014, le recours à la pilule est passé de 50% en 2010 à 41% en 2013. Outre les risques liés à l’utilisation d’un contraceptif hormonal, les femmes invoquent souvent le souhait de retrouver un cycle plus naturel.

Le DIU au cuivre

Le Dispositif Intra-Utérin (DIU) ou stérilet est un T en plastique autour duquel s’enroule un fil de cuivre. Il est placé dans l’utérus par un gynécologue, un chirurgien ou une sage-femme. Le cuivre bloque le passage des spermatozoïdes et provoque une micro-inflammation de la muqueuse utérine qui empêche un ovule éventuellement fécondé de s’implanter.

Cette méthode est très fiable, avec un indice Pearl de 0,6 à 0,8. Le DIU cuivre est implanté pour 3 à 10 ans, et peut être utilisé comme contraceptif d’urgence s’il est posé dans les 5 jours suivant le rapport à risque. En version « short », il convient aussi aux femmes qui n’ont jamais eu d’enfants. Seul inconvénient : il peut provoquer des règles plus abondantes et plus douloureuses.

Le préservatif (masculin ou féminin)

Barrière mécanique à un risque de grossesse, le préservatif est aussi et surtout l’un des seuls moyens de contraception qui protège des MST.

Simple d’utilisation, le préservatif masculin peut être acheté en pharmacie, en grande surface ou même à des distributeurs en libre-service. Plus difficile à trouver, le préservatif féminin est distribué dans certaines pharmacies ou sur Internet. La variante féminine ressemble à un grand préservatif masculin, avec un anneau flexible à chaque extrémité. Pour être efficace, il doit être inséré dans le vagin et dépasser de sorte à couvrir les petites lèvres.

Si le préservatif est en théorie très fiable, en pratique, les mauvaises utilisations et les « accidents » diminuent son efficacité. Des préservatifs « bios » en latex naturel ont fait leur apparition, pour éviter les allergies aux produits chimiques et matériaux de synthèse.

Le diaphragme en latex et la cape cervicale en silicone

Tous deux se placent directement sur le col de l’utérus, de sorte à empêcher le passage des spermatozoïdes. La pose demande un peu de maîtrise. Diaphragme et cape cervicale peuvent être mis en place jusqu’à 2h avant le rapport, et être retirés 8 à 24 heures après le rapport. Moins efficaces que d’autres moyens de contraception, ils sont généralement associés à des spermicides pour plus de sûreté.

Les méthodes naturelles : attention aux grossesses inopinées !

Les « méthodes naturelles » visent à identifier les périodes fécondes pour éviter une grossesse grâce à l’abstinence ou la protection périodique des rapports (méthode Ogino, méthode Billings, méthode des températures, retrait…) Ces moyens de contraception connaissent un taux d’échec élevé. Elles sont donc conseillées à celles et ceux qui pourront s’accommoder d’une éventuelle grossesse non planifiée…

Sources : Haute Autorité de SantéChoisir Sa ContraceptionPlanning Familial.

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