Accord de Paris : une révolution verte s'organise contre Donald Trump

Une révolution verte s'organise contre Donald Trump
Une révolution verte s'organise contre Donald Trump
Par Elodie Sillaro publié le
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Le président américain, Donald Trump, a annoncé ce jeudi 1 juin la sortie des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Les réactions ne se sont pas fait attendre. La société civile, les entreprises et les médias résistent déjà et une révolution verte tend à s’organiser.

Depuis sa prise de fonction, Donald Trump affiche sa volonté de donner un coup de pouce aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) sous prétexte de vouloir créer des emplois et de réduire les impôts. Bien que pressentie, la nouvelle a suscité de virulentes réactions. Avec la décision du retrait des États-Unis de l’Accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement climatique, le président américain s’est attiré les foudres du monde entier et une révolte verte pourrait bien s’organiser.

Une Europe unie

L’ex-président américain Barack Obama, l'un des principaux porteurs du projet, a été le premier à réagir à l'annonce de Donald Trump : “J'estime que les États-Unis devraient se trouver à l'avant-garde”, a-t-il déclaré, en poursuivant avec message d'espoir. Pour l’ancien Président, François Hollande, c’est une décision “funeste”. Quant à Emmanuel Macron, il s’est exprimé avec les gouvernements de Berlin et de Rome dans un communiqué commun et ont ensemble déclaré “être fermement convaincus que l’accord ne peut pas être renégocié”.

Pétroliers et entreprises high-tech hostiles au retrait

Du côté des entreprises, c’est aussi la déception. Alors que tous les grands groupes et même les grandes compagnies pétrolières américaines avaient amorcé la transition énergétique, Donald Trump veut coûte que coûte mettre “fin à la guerre contre le charbon”. Le mois dernier, une douzaine de sociétés américaines dont Google, Apple, Facebook et Microsoft avaient déjà demandé au président de rester dans l’accord pour maintenir leur compétitivité dans le monde.

Avec ce retrait, les États-Unis s’isolent et rejoignent ainsi les deux seuls autres pays à ne pas avoir signé l'accord : la Syrie, en pleine guerre civile, et le Nicaragua.

Une révolution verte ?

Face aux menaces des politiques anti-immigration, de nombreuses villes américaines comme San Francisco, New-York, Chicago, Boston ou Los Angeles, s’étaient déclarées “ville sanctuaire”. Hier, certaines de ces villes et même trois États (Washington, New-York et la Californie) ont annoncé leur décision d’entrer en résistance et se sont engagés, dans un communiqué, à respecter l’Accord de Paris. Poids lourds économiques, ces trois gouvernements ont une influence indéniable sur l’écologie.

De nombreuses ONG ont déploré l'annonce du président américain. WWF dénonce “une erreur qui l'isolera face au reste du monde”.

Sources: Le Figaro, France Info, WWF

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