Syndrome du choc toxique : la coupe menstruelle désormais innocentée

Syndrome du choc toxique : la coupe menstruelle blanchie
Syndrome du choc toxique : la coupe menstruelle blanchie
Par Elodie Sillaro publié le
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Suite à l’étude du CHU de Lyon, de nombreux médias ont mis en cause la coupe menstruelle dans le syndrome du choc toxique (SCT). Une polémique déclenchée par une mauvaise communication de l’équipe de chercheurs qui a depuis fait une mise au point.

Les coupes menstruelles plus à risque que les tampons”, “Choc toxique: les coupes menstruelles favorisent les chocs toxiques". L’étude du Centre national de référence des staphylocoques de Lyon sur le Syndrome du choc toxique (SCT) a créé un déferlement d’articles avec des titres accrocheurs incriminant la coupe menstruelle dans le SCT et inquiétée de nombreuses femmes.

Que doit-on réellement retenir de l'étude ?

Nous avions déjà analysé l’étude ici et les conclusions étaient claires : aucune protection testée ne favorise le Syndrome du Choc Toxique. Précisément, "les coupes menstruelles ne sont pas plus dangereuses que les tampons [...] notre message a été dévié ", insiste Gérard Lina, chercheur et pilote de l’étude.

Après coup, le Centre national de référence du staphylocoque a souhaité faire une mise au point pour rassurer les utilisatrices de coupe menstruelle et rétablir la vérité au sein de la presse. La polémique est due à une "mauvaise communication de la part des chercheurs” et “la lecture du graphique était délicate et a pu induire en erreur”, précise le scientifique.

"Notre but, non atteint, était de rassurer les utilisatrices sur les tampons et la cup. Qu'elles puissent passer un bon été. Notre message a été dévié.", a confié le chercheur au Nouvel Obs.

Des règles de précaution

L’étude voulait plutôt alerter sur le fait que la coupe menstruelle ne protège pas contre le SCT : “Les coupes menstruelles souvent considérées comme sans risque vis à vis du choc toxique menstruel doivent être portées avec les mêmes précautions qu’un tampon." Les règles d’utilisation des coupes menstruelles doivent s’inspirer de celles des tampons, c’est-à-dire éviter de les porter la nuit et pendant plus de 6 heures.

Il en va de même pour les protections bio qui semblaient tout autant incriminées que la coupe menstruelle dans l’étude: “Les pourcentages attribués aux coupes et tampons bio ne sont pas représentatifs d’un danger à les porter. Pour donner une échelle le tampon Rely, retiré dans les années 80 aurait eu, dans le graphique, des scores de plus 1000%.” Il suffit donc de respecter les règles d'utilisation des protections bio ou de la coupe menstruelle comme tout autre protection hygiénique.

 

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