L'humanité a épuisé les ressources de la Terre et vit désormais à crédit

Jour de dépassement de la Terre
L'humanité a épuisé les ressources de la Terre et vit désormais à crédit
Par Elodie Sillaro publié le
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Cette année, le Jour du dépassement de la Terre sonne ce mercredi 2 août. Cela signifie que l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles que la Terre peut renouveler en une année. Pendant plus de 150 jours, la planète vivra à crédit.

Ce mercredi 2 août, l’humanité a désormais consommé toutes les ressources dont la Terre disposait pour elle et pour douze mois, selon les calculs de l’ONG Global Footprint Network. Année après année, cette date se rapproche dans le calendrier. En 2017, elle tombe une semaine plus tôt que l’année passée.

L’humanité a besoin de plus d’une planète par an

Depuis 1986, la Global Footprint Network calcule l’échéance qui annonce l’épuisement des ressources de la planète pour l’année en prenant en compte l'empreinte carbone, les ressources consommées par la pêche, l’élevage, les cultures, la construction et l’utilisation d’eau. Bien que le Jour du dépassement de la Terre arrive moins vite ces cinq dernières années, elle ne cesse inévitablement d’avancer. En 1970, cette date fatidique tombait en fin d’année le 23 décembre, en 1980 ; le 3 novembre, en 1990, le 13 octobre ; en 2000 le 1er octobre ; en 2008, le 23 septembre et le 8 août 2016. Cette année, elle arrive une semaine plus tôt.

Des possibilités d’action

Or, vivre à crédit n’est que provisoire parce qu’on ne peut indéfiniment puiser dans les ressources naturelles que nous offre la Terre. Selon l’ONG, si nous réduisons les émissions de carbone par deux, le Jour du dépassement de la Terre serait repoussé de 89 jours soit environ trois mois. Les besoins de l’humanité en ressources naturelles seraient de 1,2 planète Terre, au lieu de 1,7 planète Terre, comme c’est le cas aujourd’hui. Si nous pouvions gagner 5 jours chaque année, nous pourrions ramener l'empreinte écologique de l'humanité à une seule planète d’ici 2050.

Les leviers d’action :

L’alimentation : La nourriture et les déchets représentent 26% de l’empreinte. Les actions pour réduire cette dernière doivent viser la réduction de notre consommation de viande et limiter gaspillage alimentaire.

L’énergie : Les émissions de carbone sont le premier facteur d’empreinte écologique et représentent désormais 60 % de notre empreinte globale. L'énergie renouvelable est notre cheminement le plus direct vers la lutte contre le changement climatique. En plus de faire face au changement climatique, cela améliorerait l'équilibre entre notre empreinte écologique et les ressources naturelles renouvelables de la planète.

L’urbanisation : Ces dernières décennies, l’urbanisation galopante influe sur la croissance de l’empreinte écologique de l’humanité. Pour limiter l'érosion, les villes doivent s’assurer de réduire leur empreinte carbone, de construire des bâtiments éco-énergétiques et de mettre à disposition des transports publics durables.

Les femmes : Éduquer les filles et permettre l'autonomisation des femmes sont d’importants leviers d’action. C’est aussi permettre de créer des familles durables avec moins d’enfants.

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