Focus sur le "Lagom", l’art d’être heureux à la suédoise

Focus sur le
Focus sur le "Lagom", l’art d’être heureux à la suédoise
Par Olivia Cheval publié le
832 lectures

L’hiver dernier on a découvert avec plaisir le « hygge », l’art de vivre à la danoise qui prône le bien-être, le confort et le cocooning. Et bien cette année, c’est un concept venu de Suède qui sera tendance : le « Lagom » ! On vous en dit plus sur cette philosophie qui met en lumière un art de vivre qui pourrait bien nous rendre heureux.

S’appliquant à tous les aspects de notre vie, la philosophie du « lagom » est simple : ne pas en faire trop ni trop peu mais aussi et surtout à rester dans la juste mesure. L’art d’être heureux à la suédoise s’inscrit ainsi à contre-courant de l’individualisme et de la consommation à outrance qui caractérisent notre époque. Quand la philosophie dannoise, le « hygge » se focalise sur les plaisirs du moment présent pour atteindre ainsi le bonheur (une tasse de chocolat chaud sous un plaid au coin du feu), le « lagom » se concentre sur la santé et l'écologie : des fruits et légumes frais, un équilibre entre le repos et l'activité physique ou encore une consommation responsable. 

Découverte du « lagom »

Originaire de Suède, le « lagom » (prononcer lar-gom) est un concept signifiant « ni trop, ni trop peu » qui se base sur la simplicité, l’absence d’excès et le naturel. Cette façon de vivre nordique répond ainsi à des besoins actuels de quitter la société de consommation et d’apprendre à réparer au lieu de jeter, à réduire son empreinte écologique, à limiter le gaspillage…  Un retour à la normalité et au naturel, une forme de minimalisme plébiscité par beaucoup et qui se base sur des préceptes simples. 

Acheter moins mais mieux

L’un des préceptes du « lagom » consiste à adopter une consommation plus raisonnée. Qu’il s’agisse de vêtements ou de meubles, on privilégie les pièces qui vont durer dans le temps à la mode éphémère et low-cost. On achète responsable et sans excès en optant pour des pièces respectueuses de l’environnement.

Rejeter les signes extérieurs de richesse

Comme l’a noté Anne Thoumieux au moment de la rédaction de son ouvrage « Le Livre du Lagom* », les Suédois rejettent tous les signes ostentatoires de richesse par crainte que « ceux qui possèdent moins qu'eux se sentent inférieurs ». On choisit par conséquent des objets de milieu de gamme et pas tape à l’œil.

Opter pour des produits naturels et locaux

Le « lagom » porte un intérêt tout particulier à faire travailler les producteurs locaux et à réduire les intermédiaires. On zappe ainsi les grandes surfaces au profit des artisans et on privilégie les produits non transformés et de saison. Que ce soit pour l’entretien de la maison ou pour se soigner, on choisit des recettes maison ou de grand-mère.

Être naturel (le)

Autre principe clé, le « lagom » prône le naturel sous toutes ses formes. Dans la salle de bains, on évite le maquillage à outrance et à la salle de sport, on se s’épuise pas pour transformer ses formes mais on prend soin de soi sans se forcer.

Réparer et transformer au lieu de jeter

Alors que le gaspillage est un fléau de notre société actuelle, le « lagom » fait tout pour le limiter au maximum. Avant de jeter un objet, on essaie de le réparer, toujours dans l’optique de le conserver le plus longtemps possible. En France, il existe des Repair Cafés où des bénévoles donnent une seconde vie à vos objets. 

Respecter la planète

L’art de vivre à la suédoise invite à limiter les déplacements, à privilégier les transports en commun, la marche ou encore le vélo. Le « lagom » prône également de passer du temps en extérieur, en contact avec la nature.

Pour aller plus loin :

Le Livre du Lagom, Anne Thoumieux, First Editions, 228p., 14,95€ (sortie le 7 septembre)

"Le Lagom , c’est l’art de la simplicité à la suédoise. Pas vraiment traduisible, le mot signifie « ni trop, ni trop peu ». Mantra économique quotidien, en droite ligne avec la tendance « slow », c’est la tendance de la fin d’année 2017, avec trois livres à paraître sur le marché anglo-saxon."

Découvrez un extrait ici

Commentaires