Comment manger bio quand on n'a pas un rond ?

Comment manger bio quand on n'a pas un rond ?
Comment manger bio quand on n'a pas un rond ?
Par Randy Compay publié le
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“Le bio, c’est trop cher”. Certes, les coûts de production sont plus importants en bio, il n'empêche qu’on peut consommer bio sans percer son porte-monnaie ! Communautés d’achats, cartes interactives, jardins solidaires et coopératives alimentaires sont des alternatives qui permettent aujourd’hui d’avoir accès à des produits bio sans se ruiner.

Nous ne sommes pas sans savoir que le prix du bio fait depuis plusieurs années polémique. En effet, la perspective d’une nourriture plus saine à moindre prix semble parfois difficilement concevable. En magasin spécialisé comme en grande surface, les prix du bio sont 20 à 30% plus élevés que ceux des produits conventionnels. Pour cause, l’agriculture biologique ne bénéficie pas d’un grand soutien financier de la part des pouvoir publics. De plus, la fragilité des cultures agricoles face aux parasites ainsi que les coûts de production (plus respectueuse de l’environnement) limitent le rendement et le temps passé à la production augmente la valeur des récoltes.

Toutefois, ce schéma tend aujourd’hui à être infirmé par de nombreuses astuces qui permettent de manger bio sans casser sa tirelire. Se rendre au marché, acheter en vrac, réduire sa consommation de viande, cuisiner des aliments bruts sont quelques-unes des astuces pour réduire le montant de ses tickets de caisse. Mais, on assiste également à un phénomène qui fait du bien aux producteurs, aux consommateurs et à l’environnement : il s’agit là du développement et de la démocratisation des circuits-courts.

Je m’approvisionne en circuit-court

Pour avoir accès à des produits bio à moindre prix, il ne faut pas hésiter à se rapprocher des réseaux de communauté d’achat direct au producteur. Avec ce type de circuit, on évite de se rendre en magasin pour acheter des produits qui ont parcouru des centaines de kilomètres et qui sont ensuite conservés en chambre froide pendant des jours. Le prix de revient est moindre, l’aliment plus frais que jamais, et on diminue notre 'empreinte carbone, par la même occasion. La ruche qui dit oui, l’AMAP et Potager City sont 3 exemples d’alternatives qui permettent d’ajouter des produits frais et locaux dans son assiette.

Je reste à l’affût des cartes interactives

Aujourd’hui, il est aussi possible de se rendre directement chez un producteur de sa région, pour lui acheter ses produits. Mais où est-ce possible, chez quels producteurs, et comment ? Pour répondre à toutes ces problématiques, il existe des cartes interactives qui recensent les producteurs de nos régions. Les potagers, fermes et boutiques et épiceries de vrac référencés sont tous disposés à recevoir des consommateurs. C’est aussi une belle façon, d’aller à la rencontre de ceux qui nous nourrissent et de connaître la provenance la provenance de nos aliments.

  • La carte des petits producteurs locaux ici
  • La carte des fruits et légumes gratuits ici
  • La carte des épiceries en vrac ici.

Je trouve un Jardin de Cocagne

Il existe 101 Jardins un peu partout en France. Les jardins de Cocagne ont pour vocation de faire évoluer l’économie locale. Écologiques et à la fois économiques, ces jardins jouent un rôle important dans l’insertion sociale et professionnelle depuis les années 90. Ils accueillent des personnes de tout âge qui cultivent des fruits et légumes biologiques. Ces légumes sont ensuite délivrés sous forme de paniers collaboratifs aux adhérents consommateurs. Grâce à ces jardins, n’importe quelle personne - quelque soit ses moyens - peut bénéficier de produits sains et frais à petits prix.

Je me tourne vers les épiceries solidaires

Le circuit-court est une solution écologique, économique et éthique. Cependant, la localisation, les moyens de déplacement, l’accès à internet ou les moyens financiers peuvent être des freins à l’accès au bio. C’est pourquoi, des associations encouragent la justice alimentaire en mettant en place des dispositifs de vente solidaires.

Crée en 2013 à Villeurban (73), l’association Vrac démocratise l’accès à l’agriculture bio et au commerce équitable en vendant les produits à prix coûtant, sans appliquer de marge. Présente dans les périphéries de Lyon et de Strasbourg, l’initiative fonctionne avec l’appui des producteurs qui fournissent en quantité convenable l’association.

Quant à la Coopaparis, cette boutique parisienne propose des produits suspendus. Ce système fonctionne uniquement grâce à la solidarité des clients qui peuvent laisser anonymement des produits bio dans le panier “produit suspendus”. Le consommateur paye deux produits dont un qu’il peut donner directement à quelqu’un qu’il connaît ou le laisser “en attente” dans le panier, alors réservé aux clients qui n’ont pas les moyens de s’acheter ces produits.

 

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