Comment finir sa vie de façon écologique ?

Comment finir sa vie de façon écologique ?
Comment finir sa vie de façon écologique ?
Par Randy Compay publié le
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Manger bio, faire le tri, éviter le gaspillage et les déchets, on essaie d’être le plus écolo possible. Tant qu’à vivre écolo, autant mourir écolo, non ? Plusieurs alternatives existent sur la planète pour être écolo même après sa mort. Voici 5 procédés funéraires alternatifs qui pourraient nous donner des idées de vie après la mort.

Eh oui, la mort est un passage inévitable auquel nous sommes tous destinés. Nous n'aimons pas l’envisager, pourtant nous pouvons - pendant qu’il est encore temps - prévoir quelle sera le cadre de notre séjour dans l'au-delà. Sachez que vous pouvez donner un second souffle à votre mort grâce à des alternatives écologiques ! Capsula mundi, récif commémoratif ou encore capsule funéraire, il existe plusieurs façons de faire un dernier geste “vert” pour la planète à sa mort. En France, ces pratiques sont interdites, seuls l'enterreement dans un cercueil au cimetière et l'incinération sont autorisés.  

L’arbre

Finir ses jours en tant que fertilisant, tel est le concept de la capsula mundi imaginée par deux designers italiens. Cette capsule en forme d’œuf conçue avec du bioplastique peut accueillir le corps d’un défunt en position fœtaleou bien ses cendres. Une fois l’urne enterrée, un arbre ou des graines sont placés au-dessus de l’urne de manière à ce que celles-ci puisent leurs nutriments dans les restes du défunt. Un arbre qui pousse à partir de sa propre dépouille, voilà une belle manière de donner un sens responsable à sa mort !

©capsulamundi

Le récif de corail

Voici une manière plutôt originale d’honorer sa mort. Une version améliorée de Bob l’éponge dans laquelle sa dépouille fait office de récif corallien. Il ne s’agit pas d’une farce, une société américaine propose de vous transformer en récif pour poisson. Us funeral online récupère vos cendres avant de les mélanger à du béton moulé en forme de récif percé de cavités. La stèle commémorative servira ensuite d’abri à la faune et la flore marine. Avis à ceux qui veulent faire corps avec l’océan ...

©usfuneralsonline

Le cercueil en carton recyclé

Qui dit construire un cercueil en bois massif dit couper un arbre. Pour Brigitte Sabatier, un arbre par défunt représente un chiffre démesuré lorsqu’on sait qu’il y a 1,9 morts par seconde sur terre. Elle est donc à l’initiative de ces cercueils écologiques construits à partir de cartons recyclés. Entre 230 et 730 euros, ces cercueils sont étanches, hermétiques et peuvent supporter jusqu’à 250 kilos. Selon Ooreka, remplacer les cercueils en bois par des cercueils en carton pourrait sauver 31 500 km² de forêt.

©abcrémation

La poussière de glace

Tu es poussière et tu redeviendras poussière ! Inventée en 1999 par Susanne Wiigh-Masak, la promession est une technique alternative à la crémation. Elle consiste à plonger la dépouille dans de l'azote liquide et de la faire vibrer jusqu’à sa destruction. Congelé à une température de -196°C, le corps devient friable et la vibration réduit le corps en poussière gelée. Voilà une technique écologique qui fait froid dans le dos…mais qui évite les émissions de fumée dans l’atmosphère.

©promession

Funérailles aquatique

Pour ceux qui aiment l’eau, il existe l’aquamation. Cette technique consiste à plonger le corps dans une eau à 98°C de manière à accélérer la décomposition du corps. Au bout de 4h le corps étant totalement dissout, seuls les os persistent. Ceux-ci seront donc réduit en poussière et mis dans une urne pour la famille. L’eau de la décomposition servira quant à elle à fertiliser les cultures ou relancée dans le circuit des eaux usées.

©JEreportage

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