Additifs, sucres et graisses cachés : ces aliments à proscrire selon 60 millions de consommateurs

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Additifs, sucres et graisses cachés, aliments transformés : ces aliments qui empoisonnent
Par Elodie-Elsy Moreau publié le
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Additifs, sucres cachés, aliments ultra-transformés… dans un hors-série, sorti ce jeudi, le magazine 60 millions de consommateurs dresse la liste des produits "qui nous empoisonnent". Au total, une centaine de produits est épinglée.

Dans son dernier hors-série, sorti ce jeudi, 60 millions de consommateurs dévoile les aliments de l’industrie agroalimentaire qui nous "empoisonnent". Afin d’aider le consommateur à faire le meilleur choix en rayon, le magazine dresse marque par marque, la liste des produits à ne pas mettre dans son panier.

Les sucres cachés retrouvés dans plusieurs marques

Aujourd’hui, l’un des fléaux les plus importants dans l’alimentaire est le sucre. Cet ingrédient se retrouve bien souvent en quantité trop importante dans les aliments. Selon 60 millions, 70 % des sucres sont ajoutés et cachés.
Certains chocolats en poudre contiennent plus de sucre que de cacao. C’est notamment le cas de Nesquik (76 %) et Super Poulain (86 %).
Du sucre également trop présent dans les produits salés. Le consommateur qui ne lit pas les étiquettes attentivement ne peut se douter de la teneur en sucre de son paquet de carottes râpées, de ses conserves de légumes ou encore de sa bouteille de vinaigrette. La bouteille de ketchup Heinz de 700 g contient 22 morceaux de sucre pour 8 tomates. Le calcul est vite fait ! Dans 20 g de sauce, on retrouve "autant de sucre que dans deux petits-beurre de la marque Lu".

Des graisses dans les céréales pour enfants

Au rayon petit-déjeuner, ce n’est guère mieux notamment dans le bol des plus petits. En plus de la forte teneur en sucre des chocolats en poudre, et des céréales, ces dernières seraient aussi de véritables "bombes de graisses". Les références Tresor et Extra Fruits de Kellogg's, ainsi que les barres de céréales sont pointées du doigt.
Les graisses seraient aussi trop importantes dans les poêlées de légumes de Bonduelle ou Picard, qui doivent être préparées sans ajout de matières grasses.

Les aliments ultra-transformés encore épinglés

Alors que le British Medical Journal, avait, en février dernier, établi un "lien sérieux" entre nourriture ultra-transformée et risque de cancer, la revue indique que "80 % du sel absorbé par les Français proviennent des aliments transformés". En effet, le sel est aussi invisible. Ainsi, une tranche de pain de mie de certaines marques est plus salée qu’un paquet de chips. Au rayon cancérogénicité, le magazine alerte aussi sur la consommation trop fréquente de viande. A trop forte dose, "le fer contenu dans la viande rouge favorise l'apparition de cancers, notamment du sein pour les femmes".

50 additifs à "proscrire"

Autres produits incriminés : les additifs. 60 millions déconseille 50 produits, parmi lesquels le E102 ou encore le E951.
L'Ania (Association des industries alimentaires), interpellée par ces résultats, a expliqué que les additifs "ont d'abord été introduits pour la conservation des aliments".
Mais ces substances se retrouvent parfois là où il ne faudrait pas.

Alors que la loi française interdit l'ajout d'additifs dans les yaourts, "les grandes marques en incorporent en quantité dans les mélanges de fruits qui les parfument".

Pour exemple, le yaourt Carrefour aux fruits recette crémeuse contient 9 additifs, le Taillefine aux fraises 7 et le panier de Yoplait nature sur fruits, 12. "Le mélange de fruits est un "subterfuge" pour contrer la loi, et "dénature un produit simple et bon pour la santé", déplore la magazine.

Harmoniser la réglementation européenne

"C'est au fabricant d'apporter la preuve que le produit qu'il met sur le marché ne met pas en danger la santé des hommes et des femmes qui les consomment. Il y a un travail que nous menons en France et au niveau européen afin d'harmoniser la réglementation", a déclaré, ce jeudi, au micro de Radio Classique le ministre de l'Agriculture et de l'alimentation Stéphane Travert. "S'il y a des enquêtes à mener, elles seront menées", a-t-il ajouté.
De son côté, l’Ania, qui représente 17 000 entreprises françaises du secteur agroalimentaire, estime que ce dossier ne fait "qu'alimenter les peurs". Elle précise que l’industrie consent "beaucoup d'efforts" en vue des Etats généraux de l'alimentation "pour tenir ses engagements afin de parvenir à une alimentation plus sûre, plus saine et plus durable". Mais le chemin est encore long. Encore une bonne raison d'apprendre à déchiffrer les étiquettes ou, encore mieux, à se tourner vers le bio.

 

Pour connaître toutes les références passées au crible, découvrez le hors-série de 60 millions de consommateurs

Source : AFP

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