Quatre concepts bio/écolo, pour révolutionner vos courses

Par bioalaune publié le
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Le Bio, c’est une norme. Une norme qui impose un minimum de produits issus de l’agriculture biologique et une culture sans pesticides. Le Bio, c’est également un concept et un mode de vie. Vivre et être un (ou une) écolo citoyen, respecter l’environnement, mais également changer les choses, repenser le monde et sa façon de consommer. A l’heure de la vie trop chère et de la nourriture malsaine, les initiatives et bonnes idées s’additionnent pour créer des alternatives à la consommation classique. Ainsi, nous vous présentons cette semaine, quatre concepts qui permettent, chacun à leur façon, de changer le monde (surtout de changer vos courses).

La ruche qui dit oui : « Manger mieux, manger juste »
Incorporé dans le concept général du crowdfunding, le concept est simple, c’est peut-être une des clés de son succès actuel : réunir les consommateurs pour acheter directement auprès de producteurs régionaux. En développant le commerce direct, sont liés plus étroitement, producteurs et consommateurs.
Imaginé par Guilhem Cheron, La Ruche qui dit oui ! est une communauté de voisinage. Sur le site internet, les producteurs font des propositions concrètes qu’ils livrent si un minimum de personnes est intéressé. Les groupes de consommateurs sont appelés des ruches. Une fois la commande réalisée, le producteur vient livrer sa ruche où les membres se réunissent pour un moment de distribution et de partage. L’idée va plus loin que l’échange, l’idée prône le partage. Les consommateurs s’échangent en toute liberté leurs astuces. Une ruche peut s’ouvrir chez un particulier, directement dans un commerce, dans une entreprise ou même dans une école : c’est-à-dire partout où les gens peuvent se retrouver.
Les quantités de produits demandés par les consommateurs permettent aux producteurs d’offrir des prix intéressants et proches de ceux de la grande distribution, toutes les marges des intermédiaires étant supprimées. La ruche qui dit oui offre aux producteurs un revenu de 79% du prix de vente, quand la grande surface sillonne entre 10 et 50%.
En effectuant des achats groupés auprès des producteurs, la finalité est d’acheter local, redécouvrir le vrai goût des choses et d’appartenir à une communauté. Les consommateurs obtiennent de meilleurs prix sur des produits de qualité, grâce à la puissance de l’achat collaboratif. Ce concept aurait été impensable sans l’outil formidable qu’est internet. Mis en ligne en 2010, le site compte déjà 267 ruches en France.
Le concept vous intéresse ? Vous souhaitez ouvrir une ruche ou simplement savoir s’il en existe une proche de chez vous ? Rendez-vous sur le site
laruchequiditoui.fr

Eco poules
Vous achetez des œufs bio mais vous les trouvez encore trop cher ? Que pensez-vous de l’idée d’avoir votre propre poulailler ?
Le projet Eco poules est une idée made in France venant d’Alsace. Il permet d’avoir un poulailler sur-mesure à la maison. Ne vous affolez pas, l’idée n’est pas de transformer votre domicile en ferme mais plus simplement de vous offrir la possibilité de donné un côté très nature à votre quotidien…
On commençait à voir de plus en plus d’abeilles en ville, c’est maintenant au tour des poules ! Toutes les grandes villes de France s’y mettent, Eco poules cartonne dans la capitale. L’avantage de l’élevage citadin est d’obtenir tous les matins des œufs frais, une poule peut pondre jusqu’à 300 œufs par an pour les championnes. En plus de cela, elle peut consommer 200 kilos de déchets organiques par an.
La mise en place est facilitée avec le système pratique et design : bac amovible et jardinière sur le toit. Il est toutefois nécessaire de posséder un minimum d’espace vert chez soi, pour le bon confort de ces dames. Simple à monter et à nettoyer, les mini-poulaillers sont conçus en pin Douglas classe 3 imputrescible, bois fourni par un producteur français certifié PEFC. Le site internet donne tous les détails pour mettre en place son propre poulailler ainsi que des conseils pour le bon élevage de vos futures poules. A noter qu’avec le Grenelle de l’environnement, vos déchets ménagers seront taxées au poids en 2015. Plus d’informations sur le site
eco-poules.com
P.S. Si vous souhaitez acquérir une poule, rendez-vous dans une animalerie spécialisée ou dans la ferme la plus proche de chez vous.

Le chéquier vert : « joindre l’utile au durable »
Trois mots d’ordre avec cette idée : offrir, récompenser et sensibiliser. Avec plus de 8.000 références associées à des produits d’alimentation, d’habillement et de loisir, le chéquier vert est un chèque-cadeau consacré aux produits éco-labellisés. Issus de la société Green Capital, François Racle et Marlène Marino sont à l’origine du projet. La volonté est de « bien » agir et de faire évoluer les mentalités. François Racle a toujours voulu travailler dans le domaine du développement durable et explique qu’il cherchait un outil permettant de faire passer un acte individuel vers un acte pour l’intérêt général.
Mix entre chèques-cadeaux et tickets restaurant, les chèques verts peuvent être destinés aux entreprises qui offrent à leur salarié ces bons exonérés de cotisations salariales et patronales. Actuellement, les chèques sont destinés aux comités d’entreprise, mais l’idée est de les rendre accessibles aux particuliers.
Ces chèques-cadeaux, qui permettent d’acheter écolo, sont valables auprès des enseignes partenaires et de la grande distribution. Ils permettent de rendre plus accessibles aux consommateurs des produits en général moins accessibles. Rappelons que 64% des français avouent être gênés par le prix vis-à-vis des achats respectueux de l’environnement.
Dix labels sont partenaires de cette initiative dont la star, Agriculture Biologique (AB), mais également Cosmébio, le label Bio Européen, PEFC et d’autres encore (découvrez la liste complète
ici).
Plus d’infos sur le chéquier vert ici : http://www.lechequiervert.fr/

Carottemob
Reprise de l’article du blog du 13 avril 2012
Concept né à San Francisco, le Carrotmob est une forme poussée de consommation qui donne plus de pouvoir aux consommateurs. Organisés sous forme d’évènements, les participants sont amenés à acheter massivement un produit pour soutenir un comportement écologique de la part du commerçant.
L’idée de base est la suivante : parce qu’il a le pouvoir d’achat, le consommateur fait passer ses convictions et oblige le commerçant à adopter une attitude écolo. C’est en réalité un échange d’intérêts. Les acheteurs achètent des produits à un commerçant qui agit pour une gestion écologique de son magasin.
Le carrotmob envahit petit à petit le monde. En France, le mouvement est un peu en retard par rapport à d’autres pays, mais le premier évènement de ce type a eu lieu début avril à Paris, dans le café La Bellevilloise. Les bénéfices de l’opération ont permis une mise à jour écologique de l’établissement, comme par exemple le changement du mode d’éclairage vers l’utilisation d’ampoules basse consommation et une meilleure isolation.
Cette forme de contestation diffère des mouvements classiques puisqu’elle n’agit pas contre une entreprise ou une enseigne mais pour, pour le changement. Certains parlent de « buycott » opposé au « boycott ». Le terme contracté de carotte est utilisé comme image d’appât, contrairement au bâton, image de sanction.
Plus d’informations sur les Carrotmobs, le concept et les évènements, rendez-vous sur
leur page Facebook.

 

Rédaction : Mathieu Doutreligne

 

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