Pas assez d’entreprises osent le Bio

Par bioalaune publié le
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Il y a deux types d'entreprises et de marques Bio. Les premières, 100% convertis vers le biologique depuis le début, et les secondes, qui possèdent une base traditionnelle tout en souhaitant franchir le cap car elles y trouvent de l’intérêt.

Le développement du bio dans les entreprises est trop faible, la progression est trop lente dans les structures traditionnelles qui souhaitent créer un secteur d’activité bio. « Il s’agit d’un réel marché qui peut-être additionnel et constituer un vrai fond d’activité » explique Gary Daguiset, dirigeant de Le Pis et l’Epi. Cette biscuiterie traditionnelle de Poitou-Charentes, à la base non-bio, a souhaité convertir une partie de son activité pour réaliser actuellement 10% de son activité en Bio. Le directeur ajoute : « Les P’tits Amoureux est reconnu avec des produits à grande traçabilité. Je m’interdis de trouver des matières bio en dehors de l’Hexagone. Or il n’existe toujours pas de beurre Bio dans notre région ».

C’est hélas une réalité, certains fabricants ou artisants ne peuvent pas investir dans le bio car la chaîne producteurs – transformateurs – distributeurs n’existe pas dans certaines régions, pour certaines catégories de produits.

« La demande est présente. Il y a des débouchés, de la croissance et de la plus-value à faire » déclare Guillaume Riou, président d’Agrobio. Pour lui, le problème vient d’un manque de communication et de valorisation de la filière. Il est dur de se convertir quand l’ensemble de la chaîne ne l’est pas.

Certains artisans, en quête de conversion vers le bio, ne baissent pas les bras face à des matières premières organiques peu présentes. L’exemple est donné avec Yves Caroff. Ce boulanger breton a cherché en vain du grain bio local pour son pain. De cette frustration, il a décidé de protester en organisant un battage à l’ancienne. L’évènement a pour but d’encourager la conversion vers le bio des agriculteurs locaux.

Durant ladite journée, rencontre, visites de la boulangerie, échanges, battage, cuissons au feu de bois et repas ont lieu de façon conviviale. Ainsi il se procure les céréales Bio dont il a besoin tout en sensibilisant la population aux techniques anciennes et à la nourriture saine. L’évènement a eu lieu dimanche 9 septembre dernier à Saint Thégonnec dans le Finistère.

 

Rédaction : Sophie Kopacz
Source : la nouvelle république
Crédit Photo : mack2happy

 

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