Saint-Étienne : exemplaire par ses cantines scolaires Bio

Par Mathieu Doutreligne publié le
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Parce que les bienfaits de la nourriture bio doivent être appris aux enfants dès leurs plus jeunes âges, certaines municipalités décident de convertir leurs restaurants scolaires en cantines Bio. La ville de Saint-Étienne montre l’exemple, et quel exemple !

Avec le prix du plateau tiré vers le bas et une nourriture grasse, les cantines de nos enfants ne développent pas une bonne réputation et sont mauvaises pour la santé. Cependant, certaines municipalités, armées de force convictions, s’attaquent aux restaurants scolaires en imposant de plus en plus une nourriture biologique.

En étant aidé par un environnement où le bio est mis en valeur, c’est dans le sud de la France que le mouvement est le plus actif, notamment à Toulouse, Valence, Aubenas et… Saint-Étienne. L’intérêt est de « bien » manger, faire découvrir de nouvelles saveurs aux enfants et sensibiliser à la nourriture organique.

Saint-Étienne est la ville leader en France des cantines scolaires Bio. Proximité des producteurs locaux, familles habituées aux Amap (Association pour le maintien de l’Agriculture Paysanne), on y trouve actuellement 70% de produits biologiques dans les assiettes. 80% sont prévus pour janvier prochain et les 100% devraient être atteints à l’horizon 2015. . « Nous avons voulu que la qualité des repas soit la meilleure possible pour les enfants. Pains, épices et condiments sont 100% bio depuis le début » déclare Myriam Ulmer, adjointe à l’éducation et la petite enfance.

Cette prestation remarquable est assurée par Avenance, spécialiste du domaine, qui aide la municipalité après la décision prise en 2008 de s’aventurer dans le Bio à grandes enjambées. Le cahier des charges de l’époque était précis : commencer avec 50% de Bio dans les assiettes en augmentant le ratio de 10% tous les ans. Pari tenu jusqu’à présent.

Plus de fruits, de légumes et moins de gras et d’OGM. Les cantines stéphanoises en ont également profité pour fournir des produits alimentaires locaux en se fournissant à proximité. L’histoire ne s’arrête pas là : papier de table recyclé, tri sélectif, produits d’entretien éco labélisés.

Le prix du repas, quant à lui, n’a pas augmenté. Il a même baissé de 10%. Cette baisse est due à une négociation des prix par la municipalité et un amortissement lié à la cuisine centrale. Avec 3 000 repas servis au quotidien, la fréquentation des cantines a augmenté de 15%. Un exemple à suivre pour toutes les autres municipalités qui y songent.

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