L’ambiance ‘Fast food’ rend dépressif

Par bioalaune publié le
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Une étude de l’université de Cornell (Etats-Unis) a montré l’effet provoqué par l’ambiance d’un restaurant sur notre sensation de goût des aliments et sur la quantité mangée. Une autre enquête, espagnole cette fois, indique que les chaines de restauration rapide augmentent les possibilités de développer une dépression, pour les consommateurs réguliers en particulier.

Pizzas, hamburgers, pâtisseries, c’est toute l’alimentation grasse qui est pointée du doigt. À travers une enquête qui a impliqué 8 964 personnes, les scientifiques espagnols ont montré l’effet d’une alimentation de type fast food sur la santé. Après deux ans de recherche, les résultats sont tombés : 493 cas de dépression recensés et un risque deux fois plus important pour les personnes habitué à la nourriture grasse et rapide. Les scientifiques, en restant prudents, affirment qu’il faudrait de nouvelles études pour valider ce rapport.

L’université de Cornell, de son côté, pense avoir trouvé une des clés pour inverser la tendance : rendre l’ambiance plus agréable. Une meilleure ambiance augmenterait le sentiment de satisfaction et diminuerait la quantité de nourriture consommée. « Cette découverte est une donnée importante pour les restaurants de type fast-food qui sont souvent accusés d’être un facteur d’obésité. En effectuant quelques modifications comme tamiser la lumière ou créer une ambiance sonore, ces restaurants pourraient aller très loin dans la diminution du phénomène de surconsommation » explique Brian Wansink, directeur du laboratoire de recherche Food and Brand Lab.

Sur le site du Huffington Post, l’équipe de recherche du professeur Wansik a mené une expérience intéressante et révélatrice. Trente personnes ont mangé dans un fast-food dit classique, quand 30 autres ont dégusté un repas similaire dans un fast-food habillé en restaurant tendance. Au final, les clients du fast food classique ont mangé 175 calories de plus, les autres ayant en moyenne laissé 18% de nourriture en plus dans leurs assiettes.

Pensez-vous que vous aurez eu la même réaction d’alimentation et que certains facteurs jouent inconsciemment un rôle sur notre quantité avalée ?

 

Rédaction : Mathieu Doutreligne 
Crédit photo : Surachai

 

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