Le bisphénol banni des biberons

Par bioalaune publié le
1202 lectures

 

Au centre de toutes les inquiétudes depuis plusieurs mois, les biberons contenant du bisphénol A sont désormais interdits à la vente. Toutefois, le texte de loi ne sera appliqué qu’à partir du 1er  janvier 2011. Bio à la une fait le point sur ce composant chimique qui fait peur et vous aide à bien choisir le biberon de votre bout’chou.

 

BPA, trois lettres qui font peur
Le bisphénol A (BPA) est une composé chimique utilisée pour fabriquer le polycarbonate, ce plastique rigide et transparent  utilisé pour de nombreux produits parmi lesquels les biberons. Lorsqu’elles passent au micro-ondes ou au lave-vaisselle, ces molécules migrent dans la nourriture et sont donc ensuite ingérées par le nourrisson. Or diverses études tendent à incriminer le BPA dans le développement de cancers et de troubles hormonaux. En effet, le bisphénol A est un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire qu’il agit comme un œstrogène, hormone sexuelle féminine, et pourrait à forte dose causer des problèmes comme des troubles du développement chez les enfants, la baisse de la production de spermatozoïdes chez les garçons ou encore une puberté précoce chez les jeunes filles. Il est toutefois à noter que ces craintes se basent sur des observations faites sur des animaux. Pour le moment, les scientifiques s’accordent surtout à dire que le bisphénol A est une substance toxique, à condition d’être ingérée à forte dose.

 

Le BPA banni des biberons
Le 23 juin 2010 le Parlement a voté à l’unanimité des votants l’interdiction de fabrication et de commercialisation de biberons contenant du bisphénol A, à compter du 1er janvier 2011. Une mesure bienvenue mais qui laisse les parents seuls pour faire leur choix dans les rayonnages pendant encore plusieurs mois.

 

Repérer les composants d’un biberon
Pour savoir si un biberon contient du bisphénol A, si l’indication ne  figure pas sur l’emballage il suffit de regarder au fond : les lettres PC ou le symbole « recyclage » accompagné du chiffre 7 indiquent que l’objet contient du polycarbonate et donc du BPA. La méthode a toutefois ses limites puisque ces indications ne sont pas obligatoires…

 

 

Le retour des biberons en verre
Résultat de l’inquiétude diffuse des parents, le biberon en verre de nos grands-mères fait son grand retour. Si ce contenant est effectivement très sain, il n’est pas pour autant sans danger puisque les risques de casse, surtout lorsque l’enfant apprend à s’en servir seul, sont réels. Il faut donc être particulièrement vigilant pour repérer toute fêlure ou bris de verre éventuels.

 

Et les anciens biberons ?
Si vous n’avez pas la possibilité de renouveler votre stock de biberons, adoptez quelques gestes simples qui permettront de limiter les risques de contamination de la nourriture au bisphénol A : choisissez de préférence des savons doux écologiques pour les nettoyer et évitez les passages au lave-vaisselle. Par ailleurs ne les mettez pas directement au micro-ondes mais réchauffez la nourriture dans un contenant en céramique ou en verre puis transvasez la dans le biberon.

 

 

Pas que dans les biberons
Il est important de noter que si les inquiétudes sont actuellement concentrées sur les biberons, le bisphénol A se trouve également dans de nombreux objets de consommation courante, y compris dans le secteur alimentaire comme les bouteilles d’eau, les canettes ou le revêtement intérieur des boîtes de conserve. Une récente étude de l’Environmental Working Group relève que le BPA est présent dans 40% des reçus et tickets de caisse imprimés par les distributeurs de billets ou les caisses de supermarché aux Etats-Unis. Et cela avec une concentration mille fois plus élevée que ce qui est présent dans une conserve. L’un des tickets analysés contenait même jusqu’à douze fois la dose tolérée par un homme adulte. En France, un débat devrait avoir lieu en 2011 sur l’opportunité d’une interdiction totale du BPA. La Ligue Contre le Cancer a lancé une pétition en ce sens sur son site Internet.

 

Shopping biberons sans BPA
Bonne nouvelle pour les parents qui souhaitent appliquer le principe de précaution en choisissant des biberons sans Bisphénol A : de plus en plus de marques ont mis au point des formulations qui leur permettent de se passer de cette substance tout en conservant un savoir-faire optimal pour le bien-être de bébé.

La tétine extra-souple du biberon 260 ml Avent, 8.99 euros (1) est dotée d’une jupe anti-coliques qui laisse l’air rentrer à la place du lait : l'enfant garde la maitrise du rythme de tétée et du débit de lait. Le lait ne coule que si l'enfant tète. De plus sa forme proche du sein favorise l’allaitement mixte.

Pratiques, les biberons en verre de Béaba, à partir de 6.40 euros (2) passent au lave-vaisselle, ainsi qu’au chauffe-biberon et au stérilisateur. Le fond en demi-lune évite les dépôts pour une meilleure hygiène et le capuchon est spécialement conçu pour éviter les fuites pour une utilisation nomade. De plus leurs couleurs acidulées mettent une touche de gaîté à l’heure du repas.

Dernier-né de la marque Tigex, le biberon Intuition, à partir de 5.40 euros (3) est en polypropylène et la forme ergonomique de sa tétine Air Control à base large reproduit un rythme de tétée comparable à celui du sein pour faciliter la transition.

Héros des petits - et bien souvent de leurs parents- Winnie et ses amis Tigrou, Bourriquet et Porcinet s’invitent bonne humeur sur les biberons incassables en silicone Nuk, à partir de 7,99 euros (4). Ces derniers bénéficient d’un système complet biberon-tétine et d’une ouverture large pour faciliter son remplissage et son nettoyage.

Entièrement en PES – une matière plastique neutre qui ne contient ni BPA ni phtalates - les biberons de la marque Bio Babby, à partir de 14.80 euros (5) résistent au micro-ondes, aux chocs et à tous les mode de stérilisation. De plus ils sont fabriqués en Rhône-Alpes pour un suivi rigoureux et un impact carbone diminué.

 

 

 By Stéphanne Coignard

 

 

Commentaires