Grâce à Terre de liens, l'aventure « bio » continue pour Sylvain Cocquempot

Par bioalaune publié le
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Sylvain Cocquempot s'est installé à Bours en 2008 et cultive des légumes bio. En 2008, Sylvain Cocquempotse lançait dans l'agriculture bio, avec sa compagne. Le couple prend la direction de Bours. Lui achète la terre, elle la maison et le hangar. Un an plus tard, le couple se sépare, mais pour Sylvain, pas question d'arrêter. Il lui faut trouver une solution pour racheter le tout. Cette solution, elle va venir de l'association Terre de liens, qui aide les exploitants à accéder au foncier.

 

PAR ALEXIS DEGROOTE

saintpol@lavoixdunord.fr

Temps idéal, samedi après-midi, pour une petite visite de l'exploitation de Sylvain Cocquempot. L'occasion rêvée pour faire une petite fête autour d'un projet qui est sur le point de se finaliser. Car les 85 000 euros que Terre de liens doit réunir pour aider l'exploitant sont en passe de l'être.

Samedi midi, donc, les partenaires de Sylvain Cocquempot sont venus prendre des nouvelles de l'exploitant. « On fête l'acquisition en cours », avance-t-on chez ces partenaires. Sylvain Cocquempot s'est lancé dans le maraîchage en 2008. Mais un « incident de parcours » l'a amené à se tourner vers de nouveaux partenaires. Car des partenaires, Sylvain en avait, quand il a débuté.

Avant de prendre le virage du bio, ce dernier travaillait dans une centrale d'achat. Mais les parents oeuvrent dans l'agriculture. « J'ai fait un bilan de compétences avec Pôle Emploi. Il y avait plusieurs choses qui ressortaient comme le côté militant et la nature. » Pour la nature, on prend donc la direction de Bours. Pour son affaire, Sylvain Cocquempot ne se lance pas au hasard. Fait appel à des partenaires potentiels. Comme Avenir, qui fait dans le prêt d'honneur. L'association aide également dans l'accompagnement. Autre partenaire : une AMAP (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) qui permet de vendre les produits du Sylvain. L'exploitant suscite également l'intérêt d'un club Cigales, la Cigaillette, qui investit dans l'exploitation. Point commun de tout ce petit monde : l'économie sociale et solidaire. Qui se concrétise donc dans le « bio », à Bours. Avec l'AMAP, une trentaine de paniers maraîchers sont vendus chaque semaine. Pour ses produits, Sylvain, compte aussi sur le marché de Saint-Pol. Et il y a peu, il vendait encore à En direct de nos fermes, à Berles-Monchel. « J'ai dû arrêter », avoue Sylvain, faute de temps. Avec les changements au niveau de l'exploitation, Sylvain Cocquempot a fait appel à Terre de liens. Et à sa « foncière ». L'association s'intéresse au devenir de l'agriculture et plus particulièrement au devenir des agriculteurs. « Il y a la disparition des terres agricoles, la difficulté de s'installer, de reprendre une ferme. On veut faciliter l'accès au foncier ». Le tout dans une agriculture « respectueuse de l'environnement ». Pour le projet de Sylvain Cocquempot, la « foncière » de l'association a levé des moyens pour acheter la terre et un bâtiment. « Après, l'agriculteur loue la terre. C'est une sorte de fermage, un bail environnemental. » Aujourd'hui, Sylvain cherche un « collègue » pour exploiter les trois hectares de maraîchage bio. La surface n'est certes pas énorme si l'on pense en agriculture « classique », mais pour du bio, « c'est beaucoup de travail et il faut être deux ». D'autant que notre homme a des projets. Un verger « bio » est en effet en train de pousser entre Calais et Saint-Omer. Le bio, c'est beau, c'est l'avenir, mais ça demande du boulot... •
 

mercredi 13.10.2010, 05:15 - La Voix du Nord

 

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