Sels d'aluminium : Quel déodorant choisir ?

Par bioalaune publié le
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En période estivale comme le reste de l’année, le déodorant est l’un des seuls produits cosmétiques dont on ne peut se passer (à moins bien sûr de très peu transpirer). Un déodorant, comme son nom l’indique, a pour but de masquer les odeurs de transpiration, qui peuvent s’avérer gênantes, surtout en société.

 Aujourd’hui, il existe un très grand nombre de déodorants aux propriétés diverses et variées, les plus populaires étant les anti-transpirants. Contrairement au déodorant, les anti-transpirants ne se contentent pas de masquer les odeurs, ils limitent aussi la transpiration grâce à aux sels d’aluminium (ou aluminium chlorohydrate pour les intimes) présents dans leurs compositions.

Les anti-transpirants sont depuis quelques années accusés d’être à la fois allergisants, perturbateurs endocriniens et même cancérigènes. On incrimine plus particulièrement les sels d’aluminium, qui inquiètent et divisent la communauté scientifique. Même s’il existe encore des incertitudes quant à la nature des effets nocifs provoqués par les sels d’aluminium, il a été reconnu publiquement que les produits contenant trop d’aluminium chlorohydrate présentaient un risque pour la santé à long terme.

L’AFFSAPS (Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé), l’organisme chargé de tester l’innocuité des produits cosmétiques destinés au consommateur, a récemment publié un compte rendu dans lequel elle constate des effets néfastes sur les testicules et les spermatozoïdes des animaux auxquels on avait administré de l’aluminium chlorhydrate.

De plus, l’aluminium se répand dans le corps après application et peut atteindre le cerveau ou franchir la barrière placentaire. Reste à savoir que l’élimination de l’aluminium par les reins peut prendre plusieurs années... Par mesure de précaution, il vaut mieux laisser tomber les déodorants concentrés en sels d’aluminium et opter pour une solution plus naturelle.

Vous pouvez vous tourner vers un déodorant certifié bio, qui constituent une bonne alternative mais sont souvent moins efficaces que les déodorants industriels de par leur composition naturelle. Ils vous offriront une protection de 12 heures environ (rien ne vous empêche d’en remettre un peu dans l’après-midi).

Autre possibilité, s’en remettre aux trucs de grands-mères, souvent formulés avec des produits brutes et naturels pour une efficacité étonnante : le bicarbonate ou l’argile blanche. En revanche, gare au talc, qui favoriserait certains cancers féminins... L’eau d’hamamélis, plante naturellement astringente, peut aussi régler les problèmes de transpiration. La pierre d'alun, conseillée jusqu'ici, présenterait les mêmes risques que l'aluminium chlorohydrate : en l'absence d'une preuve claire d'innocuité, mieux vaut s'abstenir.

Voici une petite recette de déodorant naturel, tirée du très instructif livre de Julien Kaibeck, intitulé “ La Slow Cosmétique” :

Dans un bol en céramique, en plastique ou en verre, mélangez avec une fourchette en plastique ou en bois :

  •  3 cuillères à soupe d’argile blanche utraventilée et donc très fine -
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude alimentaire 
  • 10 gouttes d’essence de pamplemousse 
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Lemongrass

Touillez bien jusqu’à dispersion totale des huiles essentielles dans la poudre. Au besoin, utilisez un petit fouet de cuisine ou un pilon. Une fois le mélange homogène et bien sec, sans grumeaux, versez la poudre dans une grande salière vide à l’aide d’un entonnoir.

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Rédaction : Justine Chrisment

 

 

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