Enquête Alimentation et Boissons : les boissons rafraichissantes sont-elles mauvaises pour notre santé ?

LE CONTEXTE

Le 27 avril 2021 paraissait une enquête du CLCV (association de consommateurs et d’usagers - Consommation Logement Cadre de Vie) intitulée « Enquête alimentation : Jus de fruits, smoothies, eaux aromatisées, thés et infusions glacés - des aliments faux amis ».

La CLCV analyse 158 boissons (jus de fruits et smoothies, eaux aromatisées et thés et infusions glacés), achetées entre décembre 2020 et mars 2021. Parmi les critères étudiés : le NutriScore, le nombre d’additifs, les allégations nutritionnelle et le prix.

Herbalist fait partie des boissons au thé de l'enquête; son fabricant,  I DEAL spécialisé en production de boissons infusées naturelles depuis 2012, apporte sa vision aux consommateurs.

LES CONCLUSIONS DE L'ENQUETE ALIMENTATION ET BOISSONS

· 56% des 158 boissons analysées présentent un NutriScore D, 24% un NutriScore C, 14% un NutriScore B et 6% un NutriScore E

· Les boissons ayant le meilleur NutriScore sont remplies d’additifs

· Le prix des boissons peut être multiplié par deux pour des produits équivalents

COMMENT LE NUTRISCORE EST CALCULÉ POUR LES BOISSONS ?

Le NutriScore est un score qui évalue la qualité nutritionnelle des aliments sur le principe suivant : sur 100g de produit, il relève et calcule des composantes « à limiter » : énergie, acides gras saturés, sucres, sel - et des composantes « à favoriser » (pourcentage de fruits et légumes, fibres, protéines).

En fonction du résultat, le produit se voit attribuer une note de A (vert) à E (rouge), du plus « favorable » au plus « défavorable » d’un point de vue « nutritionnel ».

Amanda Huguet-Millot, diététicienne-nutritionniste explique : « le NutriScore calcule les macronutriments (gras, sucre…) mais pas les micronutriments présents (vitamines, minéraux, polyphénols) ou le degré de transformation des produits, deux facteurs qui contribuent à la qualité nutritionnelle aux aliments »

Le cas des boissons est particulier : seules les eaux minérales et de source sont notées A, pour favoriser leur consommation au profit des autres boissons, non indispensables à l’organisme. 

« Pour la plupart des boissons rafraîchissantes et plus notamment les boissons infusées, l’élément déterminant du NutriScore est le taux de glucides. En effet, ces boissons ne contiennent pas d’acides gras saturés, peu de sels minéraux ou de protéines mais des quantités de fibres, de fruits et légumes insuffisantes pour obtenir un « bon » NutriScore » ajoute Amanda Huguet-Millot.

(1)   Les boissons HERBALIST contiennent des minéraux (potassium, magnésium et calcium) et des polyphénols antioxydants issus des végétaux utilisés – plantes infusées et jus de fruits

Par exemple :

  • Une boisson contenant 3,7g de sucres/100ml apporte 15kcal et obtient un Nutriscore D
  • Une boisson contenant 7g de sucres/100ml soit le double, obtient le même score D.

*nb : une boisson contenant 3,5g de sucres/100ml – soit 0,2g de sucre en moins - obtiendrait un Nutriscore C mais si elle ajoute un édulcorant ou un arôme, sa qualité nutritionnelle baisse alors que sa notation Nutriscore s’améliore.  Quel est l'intérêt du Nutriscore ?

Avec l’exemple précédent, on voit bien que le Nutriscore ne semble pas l’outil le plus pertinent pour évaluer la qualité nutritionnelle d’une boisson.

Le CLCV conclue ainsi : « Toutes ces boissons ont un point commun : celles qui ont un meilleur NutriScore (ndlr : les moins sucrées, donc) sont remplies d’additifs. […] et d’ajouter :…La CLCV invite les industriels et les distributeurs à s’engager dans la démarche du NutriScore

QUEL EST L'INTERET DU NUTRISCORE POUR LES BOISSONS ?

Faut-il choisir entre sucre ou additifs dans les boissons ?

Le CLCV poursuit : « Les industriels compensent la faible quantité de sucre et de jus de fruits par des édulcorants et des arômes. Il est difficile de faire un choix entre les boissons pauvres en sucre mais riches en additifs et celles plus sucrées avec moins d’additifs ! C’est pourquoi, nous conseillons de limiter la consommation de ces boissons et d’en boire de façon occasionnelle. »

La CLCV souligne l’absence d’une offre de boissons nutritionnellement intéressante et préconise de s’en détourner. D’un autre côté, les grands industriels considèrent que la boisson n’est pas là pour « nourrir » mais pour apporter du plaisir et compose ses boissons comme des confiseries, sucrées et artificielles.

La CLCV omet malheureusement dans son étude, de prendre en compte les boissons qui ont réduit le sucre sans ajouter d’additifs, en se basant sur des recettes 100% naturelles.

Pourquoi ne pas tout simplement supprimer le sucre ?

L’idéal serait donc de supprimer le sucre ajouté, sans le substituer par des édulcorants.

Cela améliorerait certes la qualité nutritionnelle, mais présenterait un risque pour les industriels des boissons :  le consommateur très "habitué" au goût du sucre, peut-il accepter la suppression du sucre ajouté ?

Pourtant, certaines entreprises ont relevé ce défi : Herbalist, une marque de boisson alternative créée en 2012, a supprimé le sucre industriel de toutes ses recettes. Herbalist utilise du jus de raisin concentré, qui apporte une note sucrée plus légère et un goût fruité tout en diminuant l’intensité sucrée en bouche, pour mieux désaltérer.

Depuis son origine, Herbalist n’ajoute également aucun d’arôme – même naturel - ni exhausteur de goût (acide citrique ou malique) dans ses boissons, contrairement aux boissons industrielles. L’entreprise achète des matières premières végétales qu’elle transforme en mode artisanal et ne mise que sur ingrédients de qualité (feuilles de thé, feuilles de maté, fleurs de bissap) et dans des quantités suffisantes pour obtenir le goût véritable des infusions et thé glacés.

Cela a évidemment un coût : infuser des plantes et supprimer le sucre blanc, c’est s’éloigner du modèle industriel qui consiste à produire vite et simplement pour réduire le prix de revient.  

Herbalist arrive ainsi à afficher le taux de glucides le plus faible des 158 boissons étudiées par le CLCV Ses deux recettes les moins sucrées sont malheureusement absentes de l’étude - Thé Vert Sencha au jus de Citrons et Maté Vert au jus de Citron & Gingembre affichent un NutriScore C, sans jamais utiliser d’édulcorant ni d’arôme !

Au-delà du Nutriscore…comment évaluer la qualité nutritionnelle des aliments ?

De nombreuses études montre que l’ultra-transformation des aliments est un facteur d'apparition de maladies chroniques. La présence d’additifs est l’un des Marqueurs d’Ultra-Transformation (ou MUT).

« Le score NOVA (affiché par OpenFoodFacts) ou le score SIGA (disponible sur les applications SIGA et Scan’Up) peuvent aider les consommateurs à faire leur choix » conseille la diététicienne.

L’enquête du CLCV note que 84% des thés et infusions contiennent au moins un additif. C’est par son engagement pour le zéro additif que toutes les recettes Herbalist bénéficient d’une médaille d’Or Siga dans la catégorie Boissons, pour leur classement en « Peu Transformé Equilibré » et d’un score NOVA 1.

La question du prix des boissons naturelles

Le CLCV conclue « pour des produits équivalents de marques différentes, le prix peut être multiplié par 2 sans justification évidente. »

Dans le cas des boissons infusées Herbalist, ce n’est pas le fait d’être une boisson biologique qui influe mais une approche de la production très différente de celle de l’industrie des boissons :

  • La façon de produire : Herbalist est précurseur d’une production semi-artisanale depuis 2012 ; seule la partie mise en bouteille est faite sur une ligne de conditionnement automatisée. Les infusions et les mélanges sont faits en mode manuel.
  • Les quantités produites sont raisonnables : ni surproduction pour baisser les prix,  ni gaspillage alimentaire ensuite.
  • La composition : pour obtenir un goût agréable sans additifs ni arômes, le taux de plantes et de fruits utilisés sont très supérieurs au standard des boissons. Le jus n'aura jamais le même prix qu'un arôme, même naturel.
  • La qualité des matières premières : Herbalist a fait le choix d’infuser des feuilles plutôt que d’utiliser des « extraits intenses de thé » industriels dans ses recettes. D'ailleurs, c'est quoi un extrait intense de thé ?
  • Les matières sucrantes : pour donner une note sucrée aux thés et infusions glacés, Herbalist a choisi du jus de fruit biologique plutôt que du sucre blanc, ce qui a aussi un coût bien supérieur.
  • Les cultures biologiques : en utilisant des matières premières agricoles biologiques, le prix de revient est directement impacté par la disponibilité et les variations des récoltes. Herbalist achète ses plantes en petites quantités, dans la philosophie d'un commerce équitable.

Mis bout à bout, ces choix de production ont une répercussion sur le prix des boissons de qualité mais au moins, elles jouent un rôle positif dans notre nutrition !

Conclusion : comment identifier des boissons de qualité ?

Le consommateur est assailli d’informations contradictoires, avec trop peu de temps pour choisir. Les labels de nutrition trop "réducteurs" finissent par donner un avantage aux produits industriels et en particulier, sur l’univers des boissons rafraichissantes.

Alors lire les étiquettes (combien d'additifs et de sucre dans cette boisson ?) et s'informer sur les producteurs (une entreprise à taille humaine ou un groupe industriel ?)  reste important pour bien comprendre ce que l'on boit !

Bien se nourrir est un tout : boire bien est aussi important que manger mieux ! Au-delà de l’hydratation et de la désaltération, les nouvelles boissons, moins sucrées, moins transformées et à base de végétaux peuvent aussi contribuer à l’apport en micronutriments – polyphénols, minéraux, caféine - si importants pour notre bien-être.