Hollande : des routes construites en plastique recyclé issu du nettoyage des océans

un dessin numérique de l'élaboration du projet
Hollande : des routes construites en plastique recyclé issu du nettoyage des océans
Par Donna So publié le
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Construire ses routes avec du plastique issu des océans, c’est ce que compte bien faire la Hollande. Plastic Roard est un projet environnemental réalisé pour la toute première fois par la ville de Rotterdam et risque bien de faire changer les futures infrastructures urbaines.

Les Néerlandais ont toujours eu un rapport privilégié avec la mer, et cela va de soi car la majorité du pays est encerclée par la mer du Nord. C’est sans doute par ce lien que découle le projet “Plastic Roard” qui consiste à donner une seconde vie aux déchets repêchés dans les mers pour fabriquer des routes.

Rouler sur du plastique

Les routes hollandaises vont se refaire une beauté. La société hollandaise VolkerWeesels, spécialisée dans les travaux urbains et routiers, a décidé de donner une seconde vie aux déchets plastiques retrouvés dans les océans en les transformant en routes. Un projet écologique qui concilient construction et environnement.

Ce projet offre de nombreux avantages : les routes en plastique seront plus résistantes et possèderont une meilleure adhérence pour les véhicules. Ces voies routières seront disposées par blocs emboîtables que l’on entrepose les uns après les autres, tel un jeu de construction grandeur nature, et seront reliés par des tuyaux d’évacuation, des câbles électriques ou des fibres optiques.

Une révolution environnementale

En effet, la majeure partie des routes sont composées d’asphalte, un mélange de bitume et de granulats mais pas vraiment sans danger pour l'environnement car sa construction génère de la pollution atmosphérique et requiert des ressources pétrolières.

“Plastic Roard” a pour objectif de remplacer cette matière polluante par du plastique issu des océans. Les voies routières pourront résister aux températures les plus extrêmes et permetteront de réduire la consommation d’essence des voitures grâce à son adhérence. Une solution ingénieuse qui pourrait réduire l’empreinte carbone des routes en asphalte (composées d’hydrocarbure) et réduire la pollution des océans déjà importante.

En quête d’investisseurs

En attendant l’exécution de ce projet, ce dernier  recherche toujours des investisseurs susceptibles d’être intéressés par ce type de construction et sa maintenance simplifiée. Ce n’est qu’une question de temps pour que l’on roule sur des routes en plastique.

Rolf Mars, l’un des portes parole de “Plastic Roard” affirme que l’ensemble du déroulement du projet est déjà sur papier et qu’il ne reste plus qu’à effectuer des tests de construction pour expérimenter toutes sortes de conditions (météorologique etc.) afin d’assurer la sécurité des utilisateurs. 

 

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