Quels sont les métiers qui contribuent le plus au bien-être psychologique ?

Une coiffeuse heureuse dans son salon
Quels sont les métiers qui contribuent le plus au bien-être psychologique ?
Par Elodie-Elsy Moreau publié le
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Se lever le matin pour faire ce que l’on aime n’est pas donné à tout le monde. Et même lorsque c’est le cas, des paramètres négatifs peuvent affecter notre bien-être. Une nouvelle enquête de la Dares, l’institut statistique dépendant du ministère du Travail, révèle la liste des métiers participant le plus à l’épanouissement psychologique des actifs.

Comment le travail peut-il contribuer à l’épanouissement psychologique ? Quels sont les métiers impactant le plus le bien-être ? Autant de points abordés dans l’enquête de la Dares*, publiée mercredi 14 mars. Un rapport effectué à partir des résultats d'une étude de 2016 sur les conditions de travail et les risques psychosociaux. Alors quels sont les métiers qui épargneraient le plus du burnout ?

Les cadres et les coiffeurs plutôt épanouis

Afin d’évaluer le niveau de bien-être, 9 indicateurs de conditions de travail ont été pris en compte (la pénibilité physique, les conflits éthiques, les contraintes d'organisation du temps de travail, l'intensité du travail, la demande émotionnelle, l'insécurité de la situation de travail, l'autonomie, le soutien social (de sa hiérarchie, ses collègues...) et la reconnaissance. 
D’après les résultats de l’enquête, les actifs les plus diplômés et qualifiés ont un travail plus épanouissant. Parmi eux : les ingénieurs en informatique, les cadres des transports et les cadres des services administratifs. Mais les métiers moins qualifiés ne sont pas en reste.

"Des professions relativement peu qualifiées et à grande majorité féminine, (...) figurent parmi les métiers pour lesquels la contribution du travail au bien-être est forte", indique l’étude.

Les assistantes maternelles, les secrétaires, les coiffeurs ou les employés de maison font partie des fonctions contribuant le plus au bonheur. Les coiffeurs "signalent un travail peu intense", avec "peu de conflits éthiques et une grande autonomie, même s'ils sont exposés à une forte demande émotionnelle", souligne le rapport.

1 actif sur 10 se sent très mal au travail

Plus du tiers des actifs en poste estime que "le travail favorise le développement des capacités et du bien-être". Or, une personne sur dix environ se trouve dans une "situation de travail très délétère pour son bien-être psychologique". En cause notamment : des soucis physiques, organisationnelles et psychosociales. Dans cette catégorie, on retrouve les caissiers, les cuisiniers, les infirmières, les aides-soignantes, les ouvriers des industries graphiques ou de la métallurgie, et les employés de banques. Comme l’indique l’enquête, "la demande émotionnelle et les conflits éthiques prédominent" chez les infirmières ou les sages-femmes. De leurs côtés, "les employés de banque et des assurances signalent un travail intense et peu reconnu". 

Les agriculteurs, les moins bien lotis

Le bonheur n’est pas toujours dans le pré. Près de 50 % des agriculteurs affirment que le travail affecte leur bien-être psychologique du fait du "bruit" et de "l’insécurité socio-économique". Chez les ouvriers et les cadres, ce chiffre est respectivement de 40 et 30 %. Pourtant, en 2013, dans une enquête menée par Le Nouvel Observateur auprès de 5 000 actifs français, le métier d’agriculteur arrivait à la deuxième place du palmarès du bonheur professionnel. Plus de 85 % d’entre eux se disaient "heureux dans leur travail".
Selon l'étude de la Dares, "les indépendants (agricoles ou non) signalent un manque de soutien social et de reconnaissance ainsi que des difficultés de conciliation du fait de l’indistinction entre travail et vie personnelle, mais sont relativement épargnés par les conflits éthiques et disposent d’une forte autonomie".

*Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques

Source : dares.travail-emploi.gouv.fr/

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