Les allergies, de plus en plus fréquentes et graves chez les enfants

Une petite fille allergique dans un champ
Allergie chez l'enfant : plus fréquentes et plus graves
Par Elodie-Elsy Moreau publié le
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Ce mardi 20 mars se tient la 12e Journée française de l’allergie. Et cette année, l’association Asthme et Allergies souhaite plus que jamais alerter sur les risques et conséquences chez les plus jeunes.

"Allergie, agissons pour protéger les enfants !" Tel est le thème de la 12e Journée de l’allergie qui se tient ce 20 mars. Et pour cause, les spécialistes notent une forte recrudescence de cette maladie chez les plus jeunes. "Chez l’enfant, les allergies sont aujourd’hui plus graves et plus fréquentes", constate le Pr Jocelyne Just, pneumologue-allergologue pédiatrique et chef de service à l’hôpital Trousseau. En vingt ans, le nombre de personnes allergiques a doublé. Et si rien ne change, 50 % de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique en 2050 d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

10 % des enfants sont asthmatiques

L’hérédité explique en partie le phénomène. Le fait d’avoir un parent allergique augmente de 30 à 40 % le risque pour l’enfant de l’être également. De plus, en zone polluée, les enfants souffrent deux plus d’asthme allergique et 3 fois plus d’eczéma que dans les régions où la pollution est plus faible. Couplés, les deux facteurs augmentent d’autant plus les risques de survenue de la maladie. Par ailleurs, les experts estiment qu’un enfant sur 10 est asthmatique. Enfin, les plus jeunes présentent deux à trois fois plus d’allergies alimentaires que les adultes.

Une méconnaissance de l’allergie en France

Selon un sondage Ifop, réalisée en février 2018, 64 % des Français n’ont pas conscience que l’allergie peut survenir à tout âge. De plus, plus de 87 % des interrogés ignorent que l’allergie peut être diagnostiquée dès les premiers mois de la vie. Autre méconnaissance : l’impact de la maladie sur la scolarité. Pourtant, l’asthme est la cause la plus fréquence d’absentéisme scolaire. Mais le plus déplorable, c’est qu’entre l’apparition des premiers symptômes et la consultation d’un allergologue, sept années s’écoulent en moyenne.

"Il est intolérable en 2018 de laisser de jeunes enfants dans une situation d’abandon thérapeutique alors que des solutions de dépistage, de prévention -comme l’éviction- et des traitements existent", s'insurge Christine Rolland, directrice d'Asthme et Allergies.

De son côté, Jocelyne Just estime que "Face à un environnement qui nous rend malades, la mobilisation citoyenne est juste indispensable." Pour pallier ce manque d’informations, l’association Asthme & Allergies organise un tchat, ouvert à tous, ce 20 mars,  jusqu’à 19h00. Le but : permettre aux parents de poser toutes leurs questions à différents allergologues.
Rendez-vous donc sur le site de l’association ou sur leurs réseaux sociaux : Facebook  ou Twitter. A vos clics !

Source : Asthme et Allergies

 

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