Être "du matin" pourrait réduire le risque de cancer du sein

Femme et réveil
Femme et réveil
Par Feriel Bencherif publié le
Journaliste indépendante
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Des recherches britanniques présentées lors de l'édition 2018 du congrès du National Cancer Research Institute montrent que les femmes qui préfèrent le matin enregistrent un risque moindre de cancer du sein par rapport à celles qui sont plus du soir.

Cette vaste étude, menée par le Dr. Rebecca Richmond de l'Université de Bristol avec l'aide de chercheurs des Universités de Manchester et d'Exeter et de quelques chercheurs américains et norvégiens, a pris en compte des données concernant 409.166 femmes pour savoir si les préférences pour le matin ou le soir contribuaient au développement du cancer du sein chez la femme.
Les participantes comprenaient 180.215 femmes faisant partie du projet UK Biobank -- une vaste étude sur le long terme qui prend en compte les données génomiques d'environ 500.000 personnes -- et 228.951 femmes suivies dans le cadre de recherches sur le cancer du sein par l'international Breast Cancer Association Consortium (BCAC), qui dispose du plus grand nombre de données au monde sur le cancer du sein.

Un calcul spécifique

L'équipe scientifique a recouru à une méthode appelée randomisation de Mendel, qui utilise des variantes génétiques associées à des facteurs de risques possibles du cancer du sein, comme les caractéristiques de sommeil, pour voir si elles pouvaient contribuer à causer cette maladie. Ce type d'analyse offre des résultats plus fiables, c'est pourquoi, si une association est trouvée, elle est plus susceptible d'avoir un lien direct. Les données émanant du groupe du BCAC ont montré que les femmes qui étaient plus du matin enregistraient un risque abaissé de 40 % de cancer du sein en comparaison avec les participantes plus "du soir". Ils ont aussi trouvé un lien causal entre le fait de dormir plus longtemps et un risque accru de cancer du sein. L'analyse des participantes à l'étude UK Biobank a donné des résultats similaires, les chercheurs ont précisé que la préférence pour les activités matinales réduisait le risque de ce type de cancer de 48 %, bien qu'un lien entre insomnie ou durée du sommeil et le risque de cancer du sein était moins évident pour ce groupe.
Les scientifiques en ont conclu que l'étude offrait des preuves concordantes d'un effet protecteur des personnes qui préfèrent le matin par rapport au risque de cancer du sein.

Effet protecteur chez "les femmes matinales"

Le Dr. Richmond a commenté : "Nous voudrions prolonger nos travaux pour enquêter sur les mécanismes étayant ces résultats, car les estimations obtenues se fondent sur des questions concernant les préférences matinales ou de soirée plutôt que sur le fait que les personnes se lèvent plus tôt ou plus tard dans la journée. En d'autres termes, le fait de changer ses habitudes n'aura peut-être pas d'effets sur son risque de cancer du sein; c'est peut-être plus complexe que cela."

"Les résultats montrent cependant un effet protecteur chez les femmes matinales par rapport au cancer du sein dans notre étude, ils sont en adéquation avec les recherches précédentes, ce qui souligne le rôle du travail de nuit (...) comme facteur de risque pour le cancer du sein."

Effet protecteur chez "les femmes matinales"

Le Dr. Richmond a commenté : "Nous voudrions prolonger nos travaux pour enquêter sur les mécanismes étayant ces résultats, car les estimations obtenues se fondent sur des questions concernant les préférences matinales ou de soirée plutôt que sur le fait que les personnes se lèvent plus tôt ou plus tard dans la journée. En d'autres termes, le fait de changer ses habitudes n'aura peut-être pas d'effets sur son risque de cancer du sein; c'est peut-être plus complexe que cela."

 

Source(s):
  • AFP/Relaxnews