En 2 siècles, l'humanité va annuler 3 millions d'années de refroidissement du climat

Réchauffement climatique
En 2 siècles, l'humanité va annuler 3 millions d'années de refroidissement du climat
Par AFP/Relaxnews publié le
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Le climat de la Terre devrait ressembler d'ici 2030 à celui d'il y a trois millions d'années ont calculé des chercheurs dans une étude publiée lundi dans les compte-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

Les émissions de CO2 en cause

La charmante période en question est celle du milieu du Pliocène, quand le climat était aride, les Amériques du Nord et du Sud n'étaient pas encore jointes, le Groenland n'était pas encore glacé et le niveau des océans était 18 mètres plus haut. Les températures étaient 1,8 à 3,6 degrés Celsius plus élevées qu'à l'époque actuelle.
"Nous allons vers des changements très spectaculaires dans un temps extrêmement court", dit Jack Williams, professeur de sciences de la Terre et expert en paléo-écologie et climatologie à l'université du Wisconsin à Madison.
Si les émissions de CO2 continuaient au rythme actuel, les chercheurs estiment aussi que d'ici 2150, la Terre sera revenue 50 millions d'années en arrière, à l'aube de l'évolution des premiers mammifères (les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d'années).

Le Groeland menacé par le réchaufement climatique 

Les calottes glaciaires mettent très longtemps à fondre, donc le Groenland ne redeviendra pas vert dès le siècle prochain, dit M. Williams à l'AFP. Et les océans ne remonteront pas de 18 mètres.
Mais la soudaineté du réchauffement devrait prendre par surprise des espèces qui ont mis des millions d'années à évoluer jusqu'à leur forme actuelle.
"De nombreuses espèces vont disparaître", relève le co-auteur de l'étude. "Cela montre la manière dont nous pouvons puiser dans notre histoire et celle de la Terre pour comprendre les changements actuels et nous adapter".

 

2018, la deuxième année la plus chaude dans l'Arctique

Dans un récent rapport annuel de l’administration océanique et américaine (NOAA), publié ce mardi 11 décembre, plus de 80 scientifiques de douze pays indiquent que l’année 2018 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude en Arctique. En effet, le réchauffement semble plus rapide puisqu’il y aurait une hausse de température  équivalant à 1,7°C en moyenne, ces trois dernières décennies. Résultats : la glace de la région ne cesse de se réduire, les morses et les caribous disparaissent et les rhodophytes remontent en masse vers le nord.
"L'Arctique subit une transition sans précédent dans l'histoire humaine", a averti Emily Osborne, du programme de recherche sur l'Arctique de l'agence.
"Certains troupeaux ont des populations au plus bas niveau jamais enregistré", explique l'agence.
De plus, la glace couvre moins les mers et les océans. Par exemple, il n'y a jamais eu aussi peu de glace hivernale dans la mer de Bering, entre la Russie et l'Alaska, qu'en 2017-2018. Habituellement, le plus fort de l'hiver arrive en février mais cette année, la glace a fondu ce mois-là dans des proportions inédites. "C'est l'information importante de cette année", explique Donald Perovich, professeur au Dartmouth College, qui regrette "la perte d'une zone de la taille de l'Idaho" (environ 215.000 km² en deux semaines de février) soit le tiers de la France.

 

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