Super Bowl et JO : quand les grandes compétitions jouent la carte écolo

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Super Bowl et JO : quand les grandes compétitions jouent la carte écolo
Par Elodie-Elsy Moreau publié le
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La ville d’Atlanta, qui accueille aujourd’hui la 53e édition du Super Bowl, a misé sur l’écologie pour organiser l’événement sportif le plus regardé aux Etats-Unis.

Los Angeles, le 3 février au matin.  L’effervescence du public commence à être palpable. On chante et on danse dans les rues. Tous les panneaux d’informations et les signaux à LED des autobus affichent le message "Go Rams", le nom de l’équipe de foot de la ville ; qui joue à 15H30 la finale du Super Bowl face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre. A la télévision, les publicités passent en boucle pour rappeler l’événement que personne ne semble oublier pourtant ici. Si le match se joue à Atlanta, les supporters s’organisent pour voir cet événement sportif, parmi les plus regardés au monde. Conscient de l’enjeu publicitaire, TF1 a d’ailleurs remporté les droits pour diffuser le match en direct dans la nuit.
Comme toute grande compétition réunissant des milliers de spectateurs, la question écologique se pose. Trajets pour se rendre au stade, gobelets et couverts à usage unique produisant une masse de déchets, gaspillage de l’eau… Sport et écologie cohabitent souvent mal. Mais cette année, le Super Bowl se veut plus durable que jamais.

Allier sport et durabilité

Le Super Bowl fait partie de la plateforme de développement durable de la National Football League (NFL), dont l’objectif est de laisser une empreinte écologique positive. Cela passe notamment par le recyclage et la gestion des déchets solides, les projets de végétalisation urbaine, la récupération et le don de matériaux et l'utilisation d'énergies renouvelables pour alimenter les événements. De son côté, la ville d'Atlanta a fait preuve d’ingéniosité pour allier sport et environnement. Plus de 150 000 visiteurs sont attendus et plus d'un million de personnes devraient assister à plusieurs événements sur place et dans des sites à proximité. Afin de limiter la pollution et désengorger les routes sinueuses, la ville a demandé au public d’éviter au maximum la voiture et de préférer les transports en commun.

Préserver l’eau à tout prix

Le stade sportif Mercedes-Benz d’Atlanta, inauguré en 2017, est le premier au monde à obtenir la désignation LEED Platine. Son bâtiment est peu gourmand en ressources grâce à ses panneaux solaires. Le lieu propose également des bornes de recharge pour voitures électriques dans les parkings et l'aménagement paysager est issu de végétations exclusivement locales.
Le gaspillage de l’eau est aussi très encadré. La plupart des stades de sport professionnels utilisent des centaines de milliers de litres d'eau par an, consommés par les amateurs de sport, les joueurs, le personnel ou utilisés pour l'irrigation. Des chiffres qui grimpent fortement lors de compétions de grande ampleur. Le stade Mercedes utilise 47 % d'eau en moins par rapport à ceux ayant une taille comparable. Un exploit rendu possible grâce à plusieurs dispositifs. Les toilettes régulent précisément l’eau et des urinoirs "secs" ont été construits. La citerne installée servira à collecter l'eau de pluie, qui pourra être utilisée pour refroidir l'installation ou pour l'irrigation des sols.

L’esprit écologique avant celui de la compétition

Afin de préparer la compétition dans une démarche la plus écologique possible, les habitants d’Atlanta ont célébré une "semaine verte" à la fin du mois de janvier. Sept jours responsables pour participer à la plantation d’arbres, partager des livres, des équipements sportifs et des fournitures scolaires avec les étudiants locaux dans le besoin. Durant cette période, les habitant ont également pu déposer et recycler gratuitement les déchets électroniques de manière responsable. Belle initiative !

Que l’on soit fan ou non du football américain, cette volonté d’agir pour préserver les ressources est à saluer.

 

Tokyo 2020 : des vêtements recyclés pour les athlètes japonais

Les tenues des athlètes et officiels japonais des jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo en 2020 seront confectionnées en matériau recyclé issu de vêtements usagés, a récemment annoncé la firme Asics, choisie pour habiller la délégation nippone. Cette initiative de la société basée à Kobe (ouest) s'inscrit dans le projet plus général de la capitale japonaise de proposer des JO écologiques et durables. Les médailles elles-mêmes seront créées à partir de métaux (or, argent, bronze) issus de produits électroniques mis au rebut. Asics a pour objectif de collecter quelque 30.000 vêtements de sport usagés à travers le Japon d'ici à mai, afin d'en tirer les fibres de polyester qui seront réduites en résine pour créer de nouveaux habits.

Selon un porte-parole, la société prévoit également d'utiliser des bouteilles en plastique PET (une variété de polymère) recyclées et d'autres matériaux également pour la confection des vêtements officiels. A plus long terme, Asics espère utiliser uniquement des matières recyclées pour recueillir le polyester nécessaire à la fabrication de ses vêtements de sport et de ses chaussures.

AFP/Relaxnews

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