D’ici 100 ans, les insectes pourraient disparaître de la Terre

libellule sur herbe
D’ici 100 ans, les insectes pourraient disparaître de la Terre
Par Anaïs Martinez publié le
Journaliste

Considérés parfois comme des nuisibles et mal-aimés par certains, les insectes ont pourtant un rôle essentiel pour la planète, la biodiversité et sont par conséquent indispensables à notre survie. Dans une étude publiée par le journal "Biological Conservation", des chercheurs montrent que d’ici un siècle tous les insectes pourraient disparaître.

La biodiversité est en déclin partout dans le monde. Et les insectes, nécessaires aux écosystèmes, ne sont pas en reste. Des experts ont compilé 73 rapports historiques afin d’évaluer ce phénomène à l’échelle du globe.

Une extinction massive alarmante

Certains insectes peuvent être à la base de la nourriture d'autres espèces comme les reptiles ou les oiseaux et d'autres peuvent être des pollinisateurs comme les abeilles. Leur rôle est multiple et essentiel. Comme le souligne The Guardian, de nombreux scientifiques ont déjà averti les populations sur le fait que la planète est à l’aube de la 6e extinction de masse de son histoire. Les espèces tels que les mammifères et notamment les vertébrés ne sont pas pour autant les plus touchés. Comme le montre cette nouvelle étude, la proportion des insectes en voie de disparition est deux fois plus élevée que celle des vertébrés.

"Si les pertes d’espèces d’insectes ne peuvent pas être stoppées, il y aura des conséquences catastrophiques à la fois pour les écosystèmes de la planète et pour la survie de l’humanité", s’alarme Francisco Sanchez-Bayo de l’université de Sydney, qui a rédigé le rapport de l’étude avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles de Beijing.

"C’est très rapide. En dix ans, il y aura une perte ¼ des espèces, dans 50 ans, il ne restera que la moitié des espèces et dans 100 ans il n’en restera plus", rajoute-t-il.

"Si les pertes d’espèces d’insectes ne peuvent pas être stoppées, il y aura des conséquences catastrophiques à la fois pour les écosystèmes de la planète et pour la survie de l’humanité", s’alarme Francisco Sanchez-Bayo de l’université de Sydney, qui a rédigé le rapport de l’étude avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles de Beijing.

En cause selon les scientifiques : la destruction de leur habitat et la conversion à une agriculture intensive et l’urbanisation. Vient ensuite la pollution, notamment par les pesticides et les fertilisants, et le changement climatique.

Les chercheurs appellent vivement à une prise de conscience de ce déclin de masse qui aurait des conséquences sur la biodiversité et a fortiori pour l’homme. Ils recommandent fortement de réviser les pratiques agricoles intensives. Ils préconisent aussi de remplacer les pesticides par des pratiques plus durables et écologiques.

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