Des lingettes pour bébé déconseillées par l’Agence des produits de santé

Des lingettes pour bébé déconseillées par l’Agence des produits de santé
Des lingettes pour bébé déconseillées par l’Agence des produits de santé
Par Cécilia Ouibrahim publié le
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Les produits cosmétiques non rincés contenant du phénoxyéthanol ne doivent pas être utilisés pour le change des enfants de moins de 3 ans, alerte l’ANSM dans un communiqué de presse publié ce mercredi.

Si les parents accordent une importance capitale à l’hygiène de leur bébé, les lingettes sont encore dans le collimateur des autorités sanitaires. Et pour cause, certaines références contiennent toujours du phénoxyéthanol, un conservateur jugé dangereux par plusieurs instances scientifiques et soupçonné d’effets toxiques pour la reproduction. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a donc recommandé aux fabricants, mercredi 20 mars, de préciser sur l’étiquetage des cosmétiques “non rincés”- c’est-à-dire qu’on applique sans les enlever ou les rincer à l’eau- contenant du phénoxyéthanol de mentionner qu’ils ne peuvent pas être utilisés pour nettoyer le siège des enfants de 3 ans ou moins.
 

Une recommandation élargie à toutes les lingettes

Après plusieurs années d’étude, les experts de l’ANSM ont pris une décision de “police sanitaire” et ont conclu que “la recommandation de 2012 pour la non-utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège doit être maintenue.” Une obligation qui permettrait d’élargir cette recommandation à d’autres sortes de lingettes, notamment pour adultes, souvent utilisées sur les enfants par 64 % des consommateurs. L’agence sanitaire alerte sur le danger de ces produits sur le siège des bébés "particulièrement sensible" et sujet à un risque plus fréquent de peau lésée, provoquant ainsi l’infiltration du phénoxyéthanol dans le corps. “Dans tous les autres produits cosmétiques destinés aux enfants de 3 ans ou moins, la concentration maximale de phénoxyéthanol pourrait rester à 1 %”, souligne l’ANSM. 

En attendant la décision finale de la Commission européenne, l’ANSM laisse un délai de neuf mois aux fabricants des produits contenant du phénoxyéthanol pour appliquer sa recommandation. 

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