Grossesse : un complément alimentaire accusé de provoquer des fausses couches

Grossesse : un complément alimentaire accusé de provoquer des fausses couches
Grossesse : un complément alimentaire accusé de provoquer des fausses couches
Par Elodie-Elsy Moreau publié le
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Dans un communiqué de presse publié le 3 juin dernier, la US Food and Drug Administration (FDA) met en garde les consommatrices en âge de procréer contre les compléments alimentaires à base de vinpocétine. Pour l’organisation américaine, ils augmenteraient le risque de fausse couche spontanée.

En cette période d’examens, bon nombre de candidats se ruent sur les compléments alimentaires pour stimuler leur mémoire. Mais il est important de bien les choisir et d’éviter le surdosage. Se basant sur un récent rapport du programme national de toxicologie (NTP), réalisé par l'Institut national de la santé des Etats-Unis (NIH), la Food and Drug Administration alerte sur les dangers des compléments alimentaires à base de vinpocétine chez les femmes en âge de procréer.

Ces produits, également vendus en France et utilisés pour stimuler la mémoire, la concentration ou encore pour lutter contre la baisse d’énergie, augmenteraient le risque de fausse couche ou nuiraient ou développement du fœtus. La toxicité du dérivé synthétique de la vincamine a été évaluée sur des lapins et des rats.

"Nous conseillons aujourd'hui aux femmes enceintes ne pas prendre de vinpocétine", indique le communiqué. Pour l’organisation américaine de sécurité alimentaire et des médicaments, il est essentiel que les entreprises commercialisant des suppléments diététiques contenant de la vinpocétine revoient les étiquetages afin de s'assurer qu'ils mentionnent ces contre-indications à destination des femmes enceintes ou celles susceptibles de l’être. 

L’administration précise que "la vinpocétine peut apparaître sous l'appellation "extrait de vinca" ou "extrait de petite pervenche".

Un marché en pleine croissance

Les consommateurs sont de plus en plus friands de compléments alimentaires. S’ils peuvent apporter une bonne source de nutriments, ils doivent être utilisés à bon escient.

En avril 2019, une étude américaine a rappelé que les personnes qui ne présentent pas de carences alimentaires particulières doivent continuer à bénéficier des nutriments dans les "vrais" aliments en maintenant un régime équilibré. Un mois plus tôt, en France, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) indiquait que les diabétiques, les asthmatiques, les femmes enceintes et certains cardiaques devaient éviter de prendre des compléments alimentaires à base de glucosamine ou de chondroïtine sulfate, qui ne seraient pas sans risque.

N’hésitez donc pas à demander conseil à un professionnel afin de faire les meilleurs choix pour votre santé.

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