Des ONG veulent racheter un zoo pour préparer le retour des animaux à la nature

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Des ONG veulent racheter un zoo pour préparer le retour des animaux à la nature
© David JULIEN de Pixabay
Par AFP/Relaxnews publié le
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Sept associations ont annoncé mercredi un projet pour transformer un zoo de Bretagne en centre de réhabilitation d'animaux sauvages saisis lors du démantèlement de trafics et lancé une collecte en ligne pour réunir les 600.000 euros nécessaires au lancement du projet.

Libérer des centaines d'animaux d'un zoo : tel est le pari de 7 ONG. Réunies dans une coalition baptisée Rewild ("réensauvager"),elles ont annoncé avoir signé lundi un compromis de vente pour le rachat du zoo de Pont-Scorff, près de Lorient, et ses quelque 560 animaux. Objectif : préparer le retour à la nature dans leurs pays d'origine des animaux déjà présents et transformer l'établissement en centre de réhabilitation pour animaux trafiqués, avant le retour dans leurs pays. Plusieurs des ONG participantes sont déjà spécialisées dans ce domaine.

600 000 euros à trouver

Rewild a jusqu'au 31 mai pour réunir les 600.000 euros nécessaires au rachat du zoo, et a lancé mercredi matin une cagnotte en ligne, qui affichait déjà en milieu d'après-midi plus de 95.000 euros. L'initiative bénéficie du soutien et de la visibilité sur les réseaux sociaux du journaliste Hugo Clément et est parrainée par Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, dont la branche française fait partie de Rewild.

Le zoo, abrite entre autres des lions, éléphants, girafes, pandas roux ou encore des loups, et la situation de chaque animal sera "examinée au cas par cas"avec pour priorité un retour à la nature si possible", explique Lamya Essemlali, co-présidente de Rewild. "Mais on ne va pas prendre les animaux et les mettre dehors".

Créer un centre de réhabilitation

L'établissement doit également servir de "centre de réhabilitation" pour animaux saisis, "le trafic d’animaux étant le troisième plus lucratif après les armes et la drogue et la deuxième cause de disparitions d'espèces", relève Lorane Mouzon, également co-présidente.

Pour assurer le fonctionnement de l'établissement, avec un budget mensuel estimé à 100.000 euros, l'équipe souhaite développer un projet économique (restaurant, visites, centre de formation), mais sans contact direct entre visiteurs et animaux, en utilisant par exemple la réalité virtuelle.

Quant aux personnels, les 17 salariés seront repris "pour ceux qui veulent tenter l'aventure" souligne Lamya Essemlali, tout en reconnaissant une certaine inquiétude dans l'équipe.

 

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Photo : © David JULIEN de Pixabay
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