La jeunesse éternelle? Et s'ils en avaient découvert le secret...

Groupe de six seniors tenant du matériel de sport
Le secret de longévité des habitants des zones bleues
Par Manon Laplace publié le
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Dans certaines régions du monde, les habitants vivent particulièrement vieux et en bonne santé. Découvrez ces “zones bleues” qui détiennent le secret de la longévité.

 

L’île d’Icarie en Grèce, les montagnes de l’Ogliastra en Sardaigne, la ville de Loma Linda en Californie, la péninsule de Nicoya au Costa Rica ou l’archipel d’Okinawa au Japon. Ces cinq régions ont en commun l'exceptionnelle longévité de leurs habitants. On les appelle les “zones bleues”. Bien que différentes les unes des autres sur le plan climatique et culturel, ces zones où les centenaires sont légion répondent toutes à des caractéristiques communes qui pourraient expliquer l'éternelle jeunesse de leurs populations. 

En Occident, la moyenne de vie est d’environ 80 ans. Or, une personne sur trois vit au-delà de 90 ans dans les "zones bleues" où cancers et maladies cardiovasculaires sont bien plus rares qu’ailleurs. On y dénombre un centenaire pour 360 habitants, contre un pour 5 000 en occident. Pour comprendre ce phénomène, Dan Buettner, chercheur et auteur américain, s'est penché sur le mode de vie de ces populations sur lesquelles le temps ne semble pas avoir d'emprise.

Une alimentation saine, et sans excès

Bien que disséminées aux quatre coins de la planète, ces populations ont toutes en commun une alimentation simple, saine, basée sur des aliments frais souvent produits par les habitants eux-mêmes. Très loin de l’industrie agroalimentaire, ils cultivent leurs fruits et légumes et consomment assez peu de viande, réservée à certaines occasions, hormis dans les montagnes sardes, où la charcuterie locale fait partie intégrante de la tradition culinaire de l'île. Ailleurs, on privilégie nettement le poisson, nottament à Okinawa, où en plus du poisson on consomme beaucoup de tofu en alternative aux protéines animales. Dans les cinq zones bleues, on ne trouve presque pas de produits transformés, ni de céréales raffinées. Le pain et le blé se mangent complets. Un autre principe fondamental commun aux modes d’alimentation de ces zones bleues est la modération. On mange pour ne plus avoir faim et non pas pour se "remplir". Manger à 80% de ses capacités est suffisant. De la modération également concernant la consommation d’alcool. Si la consommation de vin est quotidienne chez les Sardes de l’Ogliastra, on n'en consomme qu'un ou deux verres par jour. De même pour les habitants d’Okinawa qui se servent occasionnellement un verre de saké pour célébrer un moment convivial. Consommés modérément, ces alcools ont des vertus antioxydantes (pour le vin), et anti-cholestérol (pour le saké). Une alimentation basée quasi exclusivement sur des produits frais et locaux donc, dont les bienfaits sont complétés par l'utilisation médicinale des plantes de chacune des régions.

En Occident, la moyenne de vie est d’environ 80 ans. Or, une personne sur trois vit au-delà de 90 ans dans les "zones bleues" où cancers et maladies cardiovasculaires sont bien plus rares qu’ailleurs. On y dénombre un centenaire pour 360 habitants, contre un pour 5 000 en occident. Pour comprendre ce phénomène, Dan Buettner, chercheur et auteur américain, s'est penché sur le mode de vie de ces populations sur lesquelles le temps ne semble pas avoir d'emprise.

Une philosophie de vie basée sur d’autres valeurs

Enfin, la non-urbanisation de ces régions n'est sans doute pas étrangère à la longévité des habitants. Les populations des zones bleues ont conservé un mode de vie traditionnel, loin de la modernisation, et revendiquent des valeurs simples, telles que la famille et les relations sociales. La cohésion communautaire et le rapport à l'autre priment sur les biens matériels ou la réussite professionnelle et sociale. Si toutes les zones bleues bénéficient d’un climat doux et tempéré, la vie y est surtout dépourvue de stress, contrairement à celle des sociétés modernes polluées et en permanente ébullition. Pour preuve, sur l'île d'Icarie la sieste de l'après-midi est incontournable.

Autant d’éléments qui permettent aux habitants de ces incroyables communautés de vivre longtemps et en bonne santé. 

 

Le saviez-vous?  D'après le Guinness, le record de longévité serait détenu par la Française Jeanne Calment, qui a vécu jusqu'à l'âge de 122 ans et 164 jours. Aujourd'hui, un Bolivien  et un Ethiopien clament être "la plus vieille personne au monde", avec respectivement, 123 et 160 ans ! Cependant, leurs registres de naissance n'étant pas vérifiables, aucun d'eux n'a officiellement détrôné la recordwoman française.

Rédaction : Manon Laplace