Ressusciter les graines oubliées : le combat bio de la Ferme de Sainte Marthe

Culture de cucurbitacées à la Ferme de Sainte Marthe
Ressusciter les graines oubliées : le combat bio de la Ferme de Sainte Marthe
Par Manon Laplace publié le
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La Ferme de Sainte Marthe déniche et développe en bio des variétés potagères mises au placard par l'agriculture intensive. Découvrez le joli projet de ces agriculteurs qui réhabilitent des graines pour la sauvegarde de la biodiversité.

Depuis 1974, La Ferme de Sainte Marthe produit des semences potagères biologiques. Pour favoriser la biodiversité, elle privilégie des variétés bien souvent délaissées de l’agriculture industrielle et ses cultures standardisées.

Libres de droit et reproductibles, les semences développées par La Ferme de Sainte Marthe font perdurer un patrimoine naturel et un savoir-faire agricole artisanal pour une alimentation goûteuse, variée et de qualité.

Contre l’agriculture productiviste, les OGM et les variétés hybrides qui peuplent nos champs, les détenteurs de cette ferme bio ont fait l’acquisition de dix hectares en Anjou, au coeur de la vallée de l’Authion. Ces défenseurs de variétés désuètes repèrent des semences oubliées afin de les développer, en produire de nouvelles et les rendre accessibles à tous.

« Prenons l’exemple de la tomate Reine des Hâtives réintroduite au catalogue officiel en 2011 par la Ferme de Sainte Marthe. Cette variété a été repérée dans un catalogue ancien. [...] Il a donc fallu se procurer des semences de base auprès d’un organisme conservatoire, l’INRA, puis les mettre en production pour obtenir de nouvelles semences. Enfin, après l’inscription au catalogue officiel, la tomate reine des hâtives a pu de nouveau être distribuée au grand public », illustre le grainetier.

Avec plus de 600 variétés de graines bio, la Ferme de Sainte Marthe veut enjoliver les potagers de France à grands renforts de légumes désuets, de fruits anciens et de plantes aromatiques oubliées, le tout en agriculture biologique. Des saveurs et des couleurs d’antan à redécouvrir : quand la sauvegarde de la biodiversité sert l’environnement, la santé mais surtout le plaisir !

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