Manger peu permet de vivre plus longtemps

Par Camille Anger publié le
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S’ils appliquent une restriction calorique à leur repas, la durée de vie s’allonge pour les primates, dont l’homme fait partie. Retour sur une étude américaine de 2009 qui démontre les bienfaits d’une alimentaire basée sur le “manger peu”. Un pas de plus vers « la sobriété heureuse » chère à Pierre Rahbi ?

Réduire les portions dans son alimentation peut avoir des effets bénéfiques sur sa santé. Allongement de la durée de vie et réduction de maladies sont à la clé d’après les données de chercheurs américain, basés au centre national des recherches sur les primates, dans le Wisconsin.

“Qui mange peu, mange beaucoup”

Quitte à retirer certains aliments, des chercheurs ont opté pour les produits caloriques. Une étude, publiée en 2009 par Science Magazine, rapporte un test opéré sur deux groupes de singes du Centre américain de recherches sur les primates, dans le Wisconsin.
Les chercheurs ont laissé au premier groupe le loisir de manger à sa faim, et au second, ils ont imposé des restrictions alimentaires, avec un régime basse calorie. Les singes du second groupe étaient les plus nombreux à vivre longtemps. Ils en ont conclut une incidence entre la longévité et le fait de manger en petite quantité des produits faibles en calorie. Cette contrainte alimentaire réduit également, selon les scientifiques, les risques de diabète, cancer et maladies cardio-vasculaires sur les primates.

Du plaisir dans la privation ?

Le livre Le Corps humain et son pouvoir d’auto guérison d’Yves Cassard, naturopathe, évoque les problèmes de la suralimentation, autre terme pour désigner l’indigestion. L’auteur alerte sur la tendance au grignotage et rappelle l’importance de respecter la phase de digestion, comprise entre 4h et 6h pour un adulte (3 à 5h chez l’enfant). Lorsque cette phase est interrompue, on viendrait perturber le rythme biologique et la capacité d’auto-nettoyage de nos organes. Cela suppose de bien se connaître afin d’absorber une proportion suffisante, et tenir jusqu’au prochain repas. En somme, la faim devrait apparaître une demi-heure avant de passer à table.
Un verre d’eau, de thé vert ou de jus de citron pour calmer la faim vous suffirait-il ? Le signal envoyé au cerveau pour la faim correspond à celui de la soif également. L’hypothalamus règle ce mécanisme au travers de neuro-médiateurs. Ils se nomment sérotonine, galatine, neuropeptine et interviennent au moment des dépenses énergétiques. Au prochain petit creux, opterez-vous pour une pomme, un jus ou une marche ?

La « sobriété heureuse » traduite dans l’assiette

Cette idée de sobriété heureuse, prônée par Pierre Rahbi,  implique de réduire la portion de son repas avec le sourire ! Alors, quels aliments ou parties de repas seraient à limiter, voire à exclure, selon vous ? 
Les bienfaits du régime méditerranéen, alimentation axée autour des céréales, légumes et fruits sont connus pour réduire l’hypertension et autres risques de maladies, grâce à l’utilisation de l’huile d’olive et d’une quantité moindre de protéines. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale évalue à 29% le risque de cancer colorectal pour un consommateur de viande rouge, à raison de 100 grammes par jour. Cet organisme conseille de limiter sa portion de viande à 500 grammes par semaine. Pour rester en bonne santé, le premier conseil est donc de manger peu.

 

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