Le pourpier, une plante à ne (surtout) pas piétiner

Le pourpier, une mauvaise herbe
Le pourpier, une plante à ne (surtout) pas piétiner
Par Elodie Sillaro publié le
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Vous avez dit mauvaise herbe ? Le pourpier est en réalité une plante très tendre, riche en oméga-3 et en antioxydants. Au lieu de la piétiner, prenez le temps de cueillir cette “bonne herbe” et de profiter de tous ses bienfaits.

Plante très commune des jardins, le pourpier pousse facilement partout. Ce pourquoi elle a tendance à être qualifiée de mauvaise herbe. Pourtant, le pourpier est une plante comestible aux nombreux intérêts nutritionnels, raison pour laquelle elle est à la base du fameux régime crétois.

Pour une santé de fer

Le pourpier a une incroyable richesse en minéraux, en particulier en calcium, fer, magnésium et potassium) indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Ils interviennent dans composition des enzymes et des hormones, jouent un rôle dans la constitution des os et des dents et contribuent au maintien du rythme cardiaque, de la contraction musculaire, de la conductivité neuronale et de l’équilibre acido-basique.

Le pourpier renferme aussi des acides gras de type oméga-3 qui participent à notre bonne santé vasculaire, des vitamines (A, B, C) qui permettent le bon fonctionnement des cellules et des antioxydants qui nous protègent des radicaux libres. Cette mauvaise herbe est d’ailleurs l’un des secrets de la longévité des Crétois.

En cure detox

Le pourpier est aussi intéressant en cure detox car il aide à éliminer l’excès d’eau retenue dans le corps et à alléger la digestion suite à d’éventuels excès alimentaires. Les jeunes pousses séchées ont des vertus diurétiques et dépuratives. En tisane, elles soulagent les troubles digestifs. Associé au pissenlit, le pourpier améliore l’état de la peau lors de poussées d’acné. En cure dépurative, on peut le combiner avec la pensée sauvage pour améliorer le bon fonctionnement des organes émonctoires (qui éliminent les toxines) comme les intestins, le foie ou la peau).

En soin

Appliqué directement sur la peau, il l’hydrate et l’adoucit. Grâce à ses vertus anti-inflammatoires et antibactériennes, on peut l’appliquer directement sur les plaies pour apaiser les irritations cutanées et favoriser la cicatrisation. Mâcher quelques feuilles calmerait l’inflammation des gencives et même les maux de gorge.

En cuisine

Le pourpier est mangé le plus souvent cru mais il peut se cuire. On peut le consommer en salade, l’ajouter à des légumineuses, à une farce, une quiche ou une soupe. Ajoutez-le à votre tzatziki ou votre omelette. Il peut se boire en tisane ou sous forme de jus. Le pourpier rend vos smoothies verts (salade, épinards, kale) plus crémeux.

En culture

Il n'est pas rare que le pourpier sauvage pousse spontanément dans les jardins. Cette espèce est souvent considérée comme une mauvaise herbe alors qu’elle est aussi délicieuse que le pourpier de culture. On la reconnaît par sa plus petite taille et au fait qu'elle longe le sol au lieu de pousser en hauteur. De fait, elle n'est pas gênante et il est très intéressant de la laisser pousser afin de la cueillir lors du désherbage de votre jardin.

Le pourpier de culture, lui, demande un sol sablonneux et beaucoup de lumière. On le plante de mars à septembre dans une terre légère et bien drainée. On le sème en ligne tous les 20 à 25 cm. Pour avoir du pourpier tout l’été et au-delà, n'hésitez pas à espacer vos semi dans le temps.
 

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