“Notre révolution intérieure”, un film qui invite à repenser par soi-même

“Notre révolution intérieure”, un film qui invite à repenser par soi-même
“Notre révolution intérieure”, un film qui invite à repenser par soi-même
Par Elodie Sillaro publié le
Journaliste
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En salle le 25 janvier, le film-documentaire “Notre révolution intérieure” retrace l’aventure de trois jeunes quittant leur train-train quotidien pour partir à l'aventure en Amérique Latine. Mais, ce voyage prend rapidement un tout autre sens en se révélant être une véritable quête intérieure.

Réalisé par le jeune français Alex Ferrini, le film retrace l’aventure de trois jeunes qui ont décidé de quitter leur quotidien - le seul qu’ils qu'ils ont connu jusqu'à aujourd'hui - afin de découvrir le monde, des modes de vie et de pensées différents. De ce voyage découle une véritable remise en question de leur façon de vivre et suscite en eux, mais également en nous, une véritable quête initiatique. Nous avons recueilli l'impression du réalisateur Alex Ferrini.

“Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde”

Inspirés par cette célèbre citation de Gandhi, Alex Ferrini, son frère Romain et leur ami Xavier décident de quitter leur quotidien pour embarquer à bord d’un voilier, avec le vieux loup de mer Aleix Belov, pour rejoindre l’Amérique du Sud: “[Il] cherchait trois jeunes pour l’aider à faire le tour de l’Amérique du Sud sur un voilier qu’il avait construit lui-même. Nous avions donc le choix entre laisser notre quotidien, notre confort de vie et la rare opportunité de partir à la rencontre de nous-mêmes, à la découverte d’Hommes de savoir"1, explique le jeune réalisateur. Habités par une sorte de mal-être et "la peur de mourir avant la mort", Alex et ses amis finissent par "refuser de ne pas vraiment vivre" décident de tout quitter.

“Partir afin de repenser par nous-même”

Inspirés par cette célèbre citation de Gandhi, Alex Ferrini, son frère Romain et leur ami Xavier décident de quitter leur quotidien pour embarquer à bord d’un voilier, avec le vieux loup de mer Aleix Belov, pour rejoindre l’Amérique du Sud: “[Il] cherchait trois jeunes pour l’aider à faire le tour de l’Amérique du Sud sur un voilier qu’il avait construit lui-même. Nous avions donc le choix entre laisser notre quotidien, notre confort de vie et la rare opportunité de partir à la rencontre de nous-mêmes, à la découverte d’Hommes de savoir"1, explique le jeune réalisateur. Habités par une sorte de mal-être et "la peur de mourir avant la mort", Alex et ses amis finissent par "refuser de ne pas vraiment vivre" décident de tout quitter.

"Nous voulions voir si la vie tenait ses promesses si on la vivait vraiment", explique Alex. À mesure qu’ils explorent le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou et la Bolivie, ils font des découvertes et des rencontres qui les poussent à remettre en cause non pas notre société mais l'homme lui-même. Leur questionnement les amène progressivement à changer leur regard sur le monde et à revoir la définition même de l’existence. À chaque nouvelle rencontre de chamans, de directeurs d’écoles alternatives ou de permaculteurs, ils découvrent d’autres façons de vivre et d’éduquer, des modes de vie qui renferment en eux le changement et la promesse d’un avenir meilleur.

Une invitation à reprendre le contrôle de sa vie

Tout la force du film réside en la manière dont il est tourné: nous ne sommes pas de simples spectateurs. En créant une proximité inattendue, nous faisons la rencontre, nous aussi, au gré de leurs escales sur la terre ferme, de ces hommes et de ces femmes interviewés par les jeunes aventuriers en quête de sens. Nous avons la douce impression de vivre de l’intérieur ce voyage et par delà, cette quête initiatique. Comme eux, nous appréhendons une autre façon de vivre plus profonde que le simple fait d’exister. C’est une invitation à reprendre nos vies en main.

“Aujourd'hui, il existe de formidables outils comme la permaculture, les monnaies locales, les écoles alternatives qui permettent de créer de nouvelles sociétés. Mais, ce ne sont que des outils. Si on ne change pas notre attitude envers nous-même et envers le monde, alors rien ne peut s'améliorer".

"Comme le dit Pierre Rabhi, "il ne suffit pas de manger bio pour changer le monde" tant qu'on utilise son voisin", souligne Alex. Nous voilà forcés de constater que la nouvelle génération semble prendre en main son destin pour tenter de ne vivre aux dépends de personne.  et tend à faire évoluer les consciences et les habitudes pour créer une société respectueuse de la planète, de la nature et d’autrui.

Deux autres films suivront et un lieu de vie a été crée, Le Village dynamqiue, un éco-village où les habitants partent à la conquête de leur autonomie, non seulement dans le domaine de l'éducation, mais aussi dans l'agriculture, la construction et tous les aspects essentiels à une vie heureuse et épanouie pour tous.

Plus d’informations sur les villes et les séances sur la page Facebook de Révolution Intérieure ici

1,Source: Allociné

Crédit photo: UniFrance