Plus de la moitié des eaux douces de l’UE ne sont pas en bon état écologique

Plus de la moitié des eaux douces de l’UE ne sont pas en bon état écologique
Eaux douces de l'UE : plus de la moitié ne sont pas en bon état écologique
Par AFP/Relaxnews publié le
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Selon un rapport publié mardi 3 juin par l’Agence européenne de l’environnement (AEE), seulement 40 % des lacs, rivières, estuaires et eaux côtières de l'UE sont dans un "bon" ou "très bon" état écologique.

"La grande majorité des masses d'eau européennes ne parviennent toujours pas à atteindre l'objectif minimum de ‘bon état’ fixé par l'UE". C’est le constat effectué par l'Agence européenne de l’environnement dans une étude sur l'état de l'eau en Europe, qui porte sur la période 2010-2015.

Le mercure en cause 

Les eaux en surface de Scandinavie, Ecosse et Estonie, ainsi que de Slovaquie, Roumanie et "plusieurs districts hydrographiques de la région méditerranéenne", sont proportionnellement en meilleur état écologique que les régions d'Europe centrale (Allemagne, Belgique, Pays-Bas notamment) où la densité de la population et une agriculture plus intensive sont responsables d'une qualité plus médiocre, selon les résultats de l'étude.
Dans la plupart des États membres, le mercure (présent autrefois dans les thermomètres, les piles et les peintures) et le cadmium (qu'on trouve dans les engrais phosphatés et la production métallurgique) sont les principaux responsables des pollutions chimiques.

"La lutte contre la pollution due à l'agriculture, à l'industrie et aux particuliers exige des efforts conjoints de l'ensemble des usagers de l'eau dans toute l'Europe", a déclaré le commissaire européen à l'Environnement Karmenu Vella, cité dans un communiqué de l'AEE.

Un rapport “inquiétant” pour l’écosystème

Les sources d'eau souterraines sont globalement en meilleur état, trois-quarts d'entre elles étant en "bon état chimique", selon l'AEE. Toutefois, certains sites continuent d'être contaminés par les nitrates issus des ruissellements agricoles, les "intrusions salines" et "l'infiltration de produits chimiques dangereux provenant de sites contaminés". Des ONG comme le Bureau européen de l'environnement (BEE) ou WWF ont alors déploré un rapport "inquiétant" sur les écosystèmes aquifères.

"Le BEE appelle tous les gouvernements de l'UE à protéger les habitats et espèces aquatiques en s'attaquant aux principales causes de la mauvaise qualité de l'eau, y compris l'expansion des barrages hydroélectriques, le détournement des rivières, la remise en état des terres et la contamination chimique résultant du ruissellement des engrais", a plaidé l'association dans un communiqué.

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