Attention à ne pas avaler toutes les salades des industriels !

salade composée
Aliments pour les salades composées et les entrées : l'étiquetage mensonger des industriels
Par Elodie-Elsy Moreau publié le
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Dans son enquête publiée lundi 6 août, l’ONG Foodwatch décrypte les étiquettes mensongères de 10 ingrédients types qui composent nos salades estivales. Son constat : ce que le marketing nous vend n’a rien à voir avec le contenu de notre assiette. Étonnant ? Pas vraiment !

La semaine dernière plusieurs lots de salades de différentes marques et de sachets d’aneth, susceptibles d’être contaminés à la listéria ou à la salmonelle ont été rappelés.
En cette saison, la salade, que l’on compose à souhait, est un produit phare. Mais attention aux ingrédients que vous utilisez pour l'agrémenter. L’ONG Foodwatch vient de publier une enquête intitulée "En été aussi, l’industrie agroalimentaire nous raconte des salades". Son constat est sans appel : "aux rayons frais, sec ou sous-vide, les fabricants – grandes marques comprises – ne se gênent pas pour embrouiller les consommateurs sur la véritable composition de leurs produits à coup d’arnaques sur l’étiquette", indique-t-elle sur son site.

Peut-on faire confiance à la mention "préparé en France" ?

Attentifs à l’origine des produits, certains consommateurs se fient à la mention "préparé en France", ou à la provenance de telle ou telle région. Grosse erreur à en croire l’ONG. En effet, cela ne veut pas forcément dire que les aliments de la salade proviennent d'exploitations françaises. Cette indication signifie uniquement que la salade a été lavée, voire seulement mise en sachet dans l'Hexagone. De plus, des olives dites "provençales" peuvent être importées. La raison : une teneur en herbes de Provence (à hauteur seulement de 0,1 % parfois) dans la préparation suffit à utiliser l’appellation. Eh oui, au moment de choisir nos repas, nous nous faisons bien souvent rouler dans la farine !
Foodwatch souligne aussi que le melon charentais et les champignons de Paris sont des variétés et non des indications géographiques. Ainsi, rien ne dit qu’ils ont bien poussé dans l’Hexagone. Et cela vaut aussi pour les produits étrangers. Pour exemple, si la viande des Grisons est séchée dans le canton suisse, elle peut provenir d'un autre pays.

Du surimi au homard... sans homard ! 

Le cas des allumettes de lardons fumés Fleury Michon bio -25% de sel a aussi interpellé l’ONG. Car ce produit est plus salé que celui qui n'est pas bio. En cause : les nitrites de sodium utilisés comme additifs. En clair, même pour des produits estampillés bio, veillez à bien lire les étiquettes. Par ailleurs, si vous n’aimez pas le porc et optez pour des Knacki 100 % poulet, sachez qu’ils sont composés de peau et de restes de volailles. La vinaigrette légère à la moutarde d’Amora, de son côté, ne contient en fait que 0,7 %... de moutarde justement ! Autre marque dans le collimateur de l’ONG : Coraya. Celle-ci "nous induit en erreur avec son surimi ‘Suprêmes au goût frais de Homard’ qui affiche en capitales le mot ‘homard’ à l’avant de son emballage, mais qui n’en comporte pas la moindre trace, pas même sous forme d’arôme ". Plus aberrant : "le produit coûte presque deux fois plus cher au kilo que le surimi Coraya  'L’Original' et comporte en plus du glutamate, un additif controversé".  Foodwatch a lancé une pétition afin que la marque change son emballage ou sa recette. Plus de 10 000 signatures ont déjà été récoltées.

 


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