Le lien entre pollution atmosphérique et malformations congénitales, de nouveau démontré

Ventre femme enceinte
Une étude montre un lien entre pollution atmosphérique et risques de malformations congénitales
Par AFP/Relaxnews publié le
404 lectures

Des travaux menés sur des rats par des scientifiques de l'université A&M du Texas montrent que l'exposition aux particules fines peut entraîner des malformations congénitales et des cas de mortalités périnatales.

Effectuée sur des rats femelles et publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l'étude a examiné les effets nocifs sur la santé de l'exposition aux particules fines pendant la grossesse sur le développement du foetus et sur les nouveaux-nés. 

Les auteurs de ces travaux ont observé deux groupes de rats femelles entre 0 et 18 jours de gestation. Les animaux ont été placés dans un appareil à double chambre d'exposition, l'un étant composé d'un air ambiant sain et l'autre contenant de l'air pollué (100 à 200 µg-m-3 de sulfate d'ammonium en aérosol ultrafins). Quatre bébés mâles et quatre bébés femelles ont été ensuite choisis au hasard à leur naissance dans chaque portée pour être nourris, tandis que des tissus ont été prélevés sur les autres petits.

Augmentation des concentrations de glucose

Les résulats montrent que l'exposition des rats femelles aux particules fines a entraîné une baisse du taux de survie du fœtus et réduit la durée de gestation et le poids à la naissance des petits. Une augmentation des concentrations de glucose et d'acides gras libres dans le plasma a également été observé chez les rats femelles ainsi que chez leur progéniture. Les scientifiques notent également des défauts métaboliques à long terme, en fonction de l'âge, de l'organe et du sexe. 

"Notre étude démontre que des expériences d'exposition bien contrôlées utilisant des modèles animaux offrent des avantages majeurs pour le contrôle futur de la pollution de l'air et sont prometteuses dans le développement de procédures thérapeutiques d'intervention et de traitement", estime Renyi Zhang, professeur à l'université A&M du Texas et co-auteur de l'étude. 

Photo : Pixabay

Commentaires