Sept fugitifs traqués par Interpol pour crimes contre l’environnement

Sept fugitifs traqués par Interpol pour crimes contre l’environnement
Sept fugitifs traqués par Interpol pour crimes contre l’environnement
Par Cécilia Ouibrahim publié le
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Interpol a lancé, mardi 4 juin, une traque mondiale pour retrouver sept hommes accusés de crimes contre l’environnement.

Dans sa chasse aux malfaiteurs, Interpol vient de mener une initiative rare. L’organisation internationale de police criminelle veut mettre la main sur sept fugitifs recherchés pour avoir commis des crimes environnementaux. Un avis de recherche mondial a donc été lancé par le service de coopération policière. Une démarche inédite qui rappelle l’importance de respecter la planète, notamment en cette journée mondiale de l’environnement. 

"Le coût pour l’environnement est insupportable"

Alors que l’organisation Interpol lance un appel à témoins auprès de la "communauté mondiale", les sept personnes recherchées font l'objet de "notices rouges". "Ces individus doivent habiter quelque part, ils doivent voyager, se déplacer, socialiser", a affirmé Tim Morris, directeur exécutif et numéro deux d’Interpol. Et d’ajouter : "Quelqu’un sait où ils se trouvent et nous demandons au public de nous aider à les traduire en justice".
Braconnage, exploitation illégale du bois, ou encore trafic d'ivoire, ces crimes génèrent entre 100 et 300 milliards de dollars par an. "Il y a du blanchiment, de la corruption, ainsi que des délits financiers, de la violence et des meurtres associés à ce type de criminalité. Ce que nous savons, c'est que les profits sont énormes et que le coût pour l'environnement est insupportable", argue Tim Morris. 

 Les sept fugitifs recherchés/©Interpol

Pas de frontière pour les crimes environnementaux

L’appel concerne Guo Qin Huang et Muk Nam Wong, recherchés par la Chine pour trafic d’espèces protégées, Nicholas Mweri Jefwa et Samuel Bakari Jefwa, traqués par le Kenya pour trafic illégal de trophées de chasse et crimes organisés, Ergest Memo et Taulant Memo, recherchés en Grèce pour exploitation illégale de bois et Bhekumusa Mawillis Shiba, pourchassé pour crimes contre la faune par le Royaume d’Eswatini.

Interpol demande donc aux personnes qui auraient des informations sur ces individus de leur envoyer un mail à : fugitive@interpol.int.

Tandis que les rares appels à témoins lancés par Interpol concernaient principalement les fugitifs recherchés pour pédophilie, Interpol prévoit d'y avoir davantage recours, d’autant plus que les "frontières n'arrêtent pas les crimes environnementaux, qu'il s'agisse du trafic d'ivoire et de la surpêche des espèces protégées à l'exploitation illégale des forêts et au déversement de déchets dangereux", a déclaré l’organisme dans un communiqué.

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