Compléments alimentaires à base de berbérine : pas pour tout le monde alerte l’Anses

Compléments alimentaires à base de berbérine : pas pour tout le monde alerte l’Anses
Compléments alimentaires à base de berbérine : pas pour tout le monde alerte l’Anses
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Par La rédaction publié le
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De nouveaux compléments alimentaires dans le collimateur de l’Anses. L’agence de sécurité sanitaire rapporte ce lundi dans un avis les effets des compléments alimentaires à base de berbérine sur certaines populations. Explications.

Alors qu’il y a quelques mois, l’Anses avertissait les consommateurs sur les potentiels dangers des compléments alimentaires à base de glucosamine ou de chondroïtine sulfate chez les personnes diabétiques, asthmatiques, souffrant de certaines maladies cardiaques et les femmes enceintes, cette fois-ci, l’agence de sécurité sanitaire alerte ce lundi sur les compléments alimentaires à base de plantes contenant de la berbérine. Il s’agit d’un alcaloïde végétal présent dans différentes plantes utilisées dans les compléments alimentaires.  

Les diabétiques, les enfants, les ados, les femmes enceintes ou qui allaitent, les personnes souffrant de troubles hépatiques ou cardiaques doivent éviter d’en prendre recommande-t-elle.

Risque d’interactions médicamenteuses

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail précise que la consommation de ces compléments "peut entraîner des risques de troubles gastro-intestinaux, d'hypoglycémie et d'hypotension". De plus, elle attire l'attention des professionnels de santé sur la capacité de la berbérine à interagir avec de nombreux médicaments, ce qui peut compromettre leur efficacité. L'agence sanitaire confirme des "effets pharmacologiques avérés de la berbérine à partir de 400 mg/jour chez l'adulte" : "cela signifie que la berbérine agit comme un médicament et non plus comme un aliment, à cette dose".  L'action, à cette dose porte "sur le système cardiovasculaire (effets sur la pression artérielle et le rythme cardiaque), nerveux (effets anticonvulsivants, antidépresseurs et analgésiques), immunitaire (effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs) ou encore sur le métabolisme (effets hypoglycémiants et hypolipémiants)". 

Il n'est pas exclu que de tels effets puissent intervenir à des doses inférieures, y compris en dessous de la dose journalière de 10 mg fixée en Belgique, remarque l'agence sanitaire.

Risque d’interactions médicamenteuses

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail précise que la consommation de ces compléments "peut entraîner des risques de troubles gastro-intestinaux, d'hypoglycémie et d'hypotension". De plus, elle attire l'attention des professionnels de santé sur la capacité de la berbérine à interagir avec de nombreux médicaments, ce qui peut compromettre leur efficacité. L'agence sanitaire confirme des "effets pharmacologiques avérés de la berbérine à partir de 400 mg/jour chez l'adulte" : "cela signifie que la berbérine agit comme un médicament et non plus comme un aliment, à cette dose".  L'action, à cette dose porte "sur le système cardiovasculaire (effets sur la pression artérielle et le rythme cardiaque), nerveux (effets anticonvulsivants, antidépresseurs et analgésiques), immunitaire (effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs) ou encore sur le métabolisme (effets hypoglycémiants et hypolipémiants)". 

Selon l'Anses, "compte tenu des données toxicologiques disponibles et des concentrations observées dans les compléments recensés, la sécurité d'emploi de ces compléments alimentaires ne peut être à ce jour garantie."

Des produits interdits dans certains pays

L'Anses a été sollicitée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour établir des conditions de sécurité d'emploi de ces compléments alimentaires à base de plantes ou préparations de plantes contenant de la berbérine en France. En Europe, la réglementation de l'usage de berbérine dans les compléments alimentaires varie selon les pays : autorisé dans certains, interdit dans d'autres ou faisant l'objet de restrictions, comme par exemple en Belgique où une dose journalière maximale à 10 mg a été fixée. En France, en revanche, aucune dose journalière maximale n'est définie, mais l'étiquetage doit comporter un avertissement déconseillant l'emploi de ces produits aux femmes enceintes.

Demander conseil à son médecin

En juin dernier, la US Food and Drug Administration (FDA) rapportait que les compléments alimentaires à base de vinpocétine pouvaient augmenter le risque de fausse couche spontanée. Même si la composition naturelle de certains compléments alimentaires donne l’impression qu’ils sont inoffensifs, ils ne sont pas à prendre à la légère.

S’ils peuvent aider à combler certaines carences, veillez à toujours demander conseil à un spécialiste ou à votre médecin, et à respecter le dosage pour éviter les éventuelles interactions avec certains traitements, ou l’apparition de complications.

 

Avec AFP/Relaxnews

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