Textile : l'Assemblée nationale veut imposer un "affichage environnemental et social"

Textile : l'Assemblée nationale veut imposer un
Textile : l'Assemblée nationale veut imposer un "affichage environnemental et social"
Par La rédaction publié le

L'Assemblée nationale a voté, ce mardi, en faveur de l'obligation d'un "affichage environnemental et social" pour les industriels de l'habillement, par exemple via l'étiquette, contre l'avis du gouvernement.

Connaître l’impact social et environnemental des vêtements, voilà qui pourrait aider les consommateurs à mieux choisir ce qu’ils achètent. Même si, le pays de fabrication et la réputation de certaines marques surfant sur le créneau de la fast fashion peuvent-être un indice de surexploitation et des mauvaises conditions de travail, comme c’est le cas au Bangladesh. Les ouvriers du pays travaillent sans relâche dans les 4 500 ateliers du pays confectionnant les collections multiples des industriels du prêt-à-porter.

Ce mardi, les députés ont adopté par 34 voix contre 32 un amendement socialiste en faveur de l'obligation d'un "affichage environnemental et social" pour les industriels de l'habillement, par exemple via l'étiquette, dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi antigaspillage.

Cet affichage sera obligatoire pour les industriels de l'habillement mettant sur le marché plus de 100.000 unités de produits textiles d'habillement par an.

La deuxième industrie la plus polluante

En commission, les députés avaient voté en faveur de l'expérimentation d'un simple "affichage environnemental" sur la base du volontariat des secteurs ou entreprises.

Cet affichage sera obligatoire pour les industriels de l'habillement mettant sur le marché plus de 100.000 unités de produits textiles d'habillement par an.

M. Potier, ancien rapporteur de la loi dite du "Rana Plaza" sur la vigilance des entreprises donneuses d'ordre, a reçu un large soutien dans l'hémicycle, y compris de LR et de certains "marcheurs".

La rapporteure Véronique Riotton (LREM) a plaidé en vain que la mesure "paraît être trop contraignante", et la secrétaire d'Etat Brune Poirson qu'il faut s'appuyer plutôt sur le "volontariat".

Avec AFP/Relaxnews

Source(s):
  • AFP/Relaxnews