Faut-il travailler debout pour être en bonne santé ?

Chaussures d'adolescents debout sur des bureaux
Faut-il travailler debout pour être en bonne santé ?
Par Manon Laplace publié le
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Au travail, dans les transports comme chez soi, nous sommes assis trop souvent et trop longtemps. Une sédentarité qui n'est pas sans conséquences pour la santé.

Nous sommes une société qui s’avachit.” Assis au bureau, dans les transports, devant la télévision, nous sommes une société de sédentaires. Et c’est ce que dénonçait Rob Danoff, médecin et membre de l’Association des ostéopathes américains (AOA) au journal Le Monde en juin dernier.

La sédentarité est un problème qui concerne une large part de la population occidentale. Selon l’Observatoire de la sédentarité, moins de 20 % des 18-64 ans attendraient l’objectif des 10 000 pas par jours, et à peine 51 % d’entre eux pratiqueraient une activité physique. Une inactivité que renforce le travail en position assise.

Or, plus la position assise est maintenue durant la journée, plus élevés sont les risques de souffrir de certaines pathologies et plus l’espérance de vie pourrait être raccourcie. Une étude américaine parue dans la revue médicale The Archives of Internal Medecine fait état d’une hausse de 15 % des risques de mourir prématurément lorsque l’on reste assis 8 heures par jour, et de 40 % pour 11 heures assis par rapport aux personnes assises en moyenne 4 heures par jour.

Rester debout pour réduire les risques de maladies 

Les personnes restant en position assise de manière prolongée et régulière sont plus sujettes aux inflammations et au stress oxydatif que les autres. Ce qui a pour conséquences de les exposer davantage à des troubles tels que les cancers, le diabète, le cholestérol, l’hypertension, l’insuffisance cardiaque.

Outre les maladies, travailler debout pourrait prévenir un certain nombre de douleurs tel que le mal au dos, qui concerne 80 % des Français à un moment ou un autre de leur vie selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). Mais aussi la dégénérescence musculaire, encouragée par la station assise qui a tendance à éprouver notamment les muscles de la colonne vertébrale. En plus des troubles musculo-squelettiques, la sédentarité favorise nombre de d’incommodités comme la sensation de jambes lourdes, les troubles digestifs ou le manque de vitalité.

Ne pas rester plus d’une heure sans bouger

Si l’on n’a pas l’occasion de travailler debout, de petits réflexes permettent de minimiser l’impact de la station assise prolongée. Comme se lever régulièrement pour faire quelques pas. Privilégier l’échange verbal direct et se déplacer d'un bureau à l'autre plutôt que de téléphoner ou envoyer un mail à ses collègues. On emprunte aussi les escaliers autant que possible ou on descend une station plus tôt lorsque l’on rentre chez soi, pour marcher un peu plus.

De manière générale, on essaie de faire quelques pas au moins toutes les heures pendant sa journée de travail. Mieux encore, on s’accorde quelques moments de travail debout. Certains pourront même opter pour des bureaux spécialement conçus pour permettre aux travailleurs de s’affairer autant assis que debout. Pour les autres, il suffit de surélever son ordinateur à l’aide de cartons ou du matériel à sa disposition l’espace de quelques minutes, ou quelques heures.



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