500 œufs de flamants roses perdus lors du tournage de ce film

500 œufs de flamants roses perdus lors du tournage de ce film
œufs de flamants roses perdus lors du tournage d'un film
Par AFP/Relaxnews publié le
1181 lectures

Au cœur d'une polémique après la perte de 500 œufs de flamants roses lors de repérages effectués par un prestataire, le cinéaste Nicolas Vanier a annoncé lundi à l'AFP avoir annulé des prises de vues aériennes en Petite Camargue (Gard) pour son prochain film.

Début juin, un ULM (planeur ultra-léger motorisé) utilisé pour le tournage d’un film avait survolé la seule colonie de flamants roses de France, installée dans les salins d'Aigues-Mortes. Un lieu reculé, où ces oiseaux peuvent couver leurs œufs, a rapporté l'association France Nature Environnement, à l'origine du dépôt d'une plainte contre X. Les prises de vue aériennes seront donc annulées pour le film, tourné par le cinéaste Nicolas Vanier.

“Donne-moi des ailes”

Lors du tournage des plans aériens, le survol à basse altitude avait créé une panique chez les oiseaux, et un nid sur dix avait été abandonné, en pleine période de couvaison. Selon l’association France Nature Environnement "Cinq cent couples sur les 4.500 que comprend la colonie ont abandonné définitivement leur œuf". L’organisme a alors porté plainte pour perturbation intentionnelle et destruction d’œuf d’espèce protégée.

"La présence de cette espèce emblématique (...) exigeait les plus grandes précautions", a ajouté l'association.

Ironie de l'histoire, le film tourné par Nicolas Vanier "parle de la protection des oiseaux", selon le cinéaste, à travers l'histoire d'un scientifique passionné par les oies sauvages et de son fils. Alors que le tournage du film se poursuit, notamment en Norvège et dans la Petite Camargue, "Donne-moi des ailes" devrait sortir en octobre 2019 selon le réalisateur.

Le cinéaste, défenseur des oiseaux migrateurs ?

Interrogé par l'AFP, Nicolas Vanier a expliqué que le pilote de l'ULM travaillait pour un prestataire extérieur à sa société de production, et qu'il avait mis fin à leur collaboration immédiatement après l'incident : "un plan de vol avait pourtant été remis à ce pilote indiquant précisément les zones à éviter", a-t-il regretté. Le cinéaste, scandalisé, estime ne pas être “tenu pour responsable”. 
Auteur du "Dernier Trappeur" et de "Loup", Nicolas Vanier veut tenter de "réparer ce qui peut l'être", "bien qu'étranger à ces faits dommageables". Il a alors proposé aux acteurs locaux de parrainer une population de flamants roses, de permettre d'utiliser le film dans un cadre pédagogique et d'intégrer les associations à la présentation du film dans la région. Le cinéaste promet également de se faire "le porte-parole des problématiques dont souffrent les oiseaux migrateurs".
Nicolas Vanier avait déjà été visé par une polémique en 2014, lorsqu'il avait dû faire évacuer les chiens de son domaine dédié aux activités nature dans la Drôme, après une mise en demeure sur les conditions de sécurité. L'explorateur vedette assure que jamais ces chiens n'ont été maltraités et qu'il s'agissait "uniquement de conditions de sécurité qui n'étaient pas respectées par le gérant qui n'avait pas fait installer de clôture électrique".

Commentaires