Huiles d’olive non conformes, faux miels… Attention aux tromperies des industriels !

Huiles d’olive non conformes, faux miels… Attention aux tromperies des industriels !
Huiles d’olive non conformes, faux miels… Attention aux tromperies des industriels !
Par Cécilia Ouibrahim publié le
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Du manque de traçabilité des produits à leur mauvais étiquetage, les industriels s’adonnent à des pratiques plus ou moins douteuses pour berner le consommateur. Alors qu’une huile d’olive sur deux serait non conforme, du faux miel jalonne les étals des supermarchés.

Selon la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), une huile d’olive sur deux vendues en France serait non conforme à la législation. Des fraudes sur le classement des huiles et en particulier sur leur étiquetage sont à déplorer malgré des contrôles accrus ces dernières années. 

Une huile d’olive sur deux non conforme

Dans le cadre du plan de contrôle annuel de la DGCCRF mené en 2016, les enquêteurs ont analysé 139 échantillons d’huile d’olive. Selon le communiqué de la Répression des fraudes, “un échantillon sur quatre a été déclaré ‘à surveiller’ et 67 échantillons (48 %) ont été déclarés non conformes à la réglementation”. En cause ? Le non-respect des règles d’étiquetage et un classement mensonger dans une catégorie supérieure à celle correspondant aux qualités organoleptiques des huiles.

 "Il s’agissait majoritairement d’huiles d’origine étrangère présentant des défauts de qualité qui ont entraîné leur reclassement dans une catégorie de produits de qualité inférieure", a précisé la DGCCRF.

Distributeurs, grossistes, sites internet, moulins (producteurs), marchés… Au total, 286 établissements ont été contrôlés. Selon le communiqué, “42 % d’entre eux présentaient des anomalies (jusqu’à 59 % pour les sites internet)”. La DGCCRF a sanctionné les anomalies : 17 procès-verbaux pour “défauts d’étiquetage”, 39 injonctions de “mise en conformité de l’étiquetage” et 71 avertissements pour “étiquetages non conformes”. Mais le problème ne date pas d’hier. La Répression des fraudes constate que “le taux de non-conformité reste à un niveau très élevé dans le secteur des huiles d’olive depuis plusieurs années” et ajoute : "la communication sur l’origine des huiles d’olive vierge et vierge extra imposée par la réglementation de même que les contrôles réguliers demeurent en conséquence pleinement justifiés."

Quand les industriels se sucrent avec du faux miel 

Une autre enquête menée par France 2 déplore la mauvaise qualité de certains miels. Comme l’indique l’étude, le miel industriel est “trop sucré pour être honnête”. Mélanges douteux, sucre ajouté, provenance incertaine… Le faux miel envahit les rayons des supermarchés. Pourtant le nectar des dieux est le remède naturel par excellence. Si “tous les pots de miels ne se valent pas” selon franceinfo, alors que contiennent-ils vraiment ?
Pour le savoir, les enquêteurs ont passé au crible 6 pots de miel vendus entre 6 et 13 € le kilo. Parmi les produits examinés, un miel sans ajout ni transformation acheté chez un apiculteur. Un laboratoire indépendant situé en Belgique a ensuite passé au peigne fin les 6 échantillons en tenant compte de différents critères : humidité, nature des pollens, etc. 
Résultat : seulement 2 miels sur 6, dont celui de l’apiculteur, sont jugés de bonne qualité. Si le laboratoire considère que les autres produits respectent les normes légales, ils seraient cependant “très limites” et “forts dégradés”. Les pots contiendraient du sirop de sucre ajouté abondamment ainsi qu’un mélange de plusieurs miels de différentes provenances. Les enquêteurs de France 2 se sont aussi fait passer pour des importateurs français auprès de 28 producteurs. Verdict : 7 d’entre eux leur ont proposé du faux miel. Une alternative plus rentable mais dangereuse pour la santé du consommateur, alors que la maladie du soda gagne du terrain.  
En effet, le problème qui se pose est celui de la traçabilité du produit. Heureusement, dès 2019 la loi française obligera les fabricants à indiquer la provenance de leur miel, une mesure qui permettra aux consommateurs de repérer plus facilement les miels frelatés.

 

 

 

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