Un producteur écope d’une peine de prison ferme pour avoir tué des abeilles

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Biodiversité : un producteur écope d’une peine de prison ferme pour avoir tué des abeilles
Par Elodie-Elsy Moreau publié le
Rédactrice en chef

En Autriche, un arboriculteur a été condamné à une peine de douze mois de prison, dont quatre mois ferme, par le tribunal de Klagenfurt, ce mercredi 26 septembre.

On ne plaisante pas avec la biodiversité en Autriche. Après avoir illégalement utilisé du chlorpyrifos (un puissant insecticide) dans ses vergers, alors que les fleurs de ses arbres attiraient encore de nombreuses abeilles, un arboriculteur va se retrouver sous les verrous. L’homme a été condamné à une peine de douze mois de prison, dont quatre mois ferme par le tribunal de Klagenfurt, ce mercredi 26 septembre. Au total, une cinquantaine de ruches d’apiculteurs proches de son exploitation ont été touchées par cette hécatombe, indique Le Monde.

"Atteinte délibérée à l’environnement" 

Le motif de la condamnation est clair : "atteinte délibérée à l’environnement ". Le tribunal estime que le producteur a agi sciemment. Et pour cause, l’homme bien renseigné sur le sujet, maître arboriculteur, participait régulièrement à la formation de professionnels. Pour la justice autrichienne, cette peine exemplaire a été prononcée pour dissuader les professionnels d’utiliser des produits qui participent à la perturbation de notre écosystème. Un jugement préventif devant servir à rappeler que "l’usage de produits phytosanitaires ne peut s’effectuer que dans le cadre d’un équilibre entre l’écologie et l’économie".

Les pesticides néonicotinoïdes bannis en France

L’usage massif d’insecticides, parmi lesquels les néonicotinoïdes, dans l’agriculture est responsable du déclin des pollinisateurs. Lesdits produits sont les pesticides les plus utilisés dans le monde. Le but ? Eliminer notamment les cultures des chenilles, cochenilles, pucerons ou insectes mangeurs de bois… et les abeilles ne sont pas épargnées. Pour enrayer le phénomène, l'UE a décidé en avril dernier d'interdire pour les cultures de plein champ l'utilisation de trois substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), objet de restrictions depuis 2013. Mais la France a été encore plus loin. Depuis le 1er septembre 2018, les pesticides néonicotinoïdes sont interditsDes dérogations sont possibles au cas par cas jusqu'au 1er juillet 2020. Toutefois, celles-ci ne seront délivrées que pour des produits à base d'acétamipride, et dans de "faibles volumes", avait précisé le ministère de la Transition écologique.

Les pesticides néonicotinoïdes bannis en France

L’usage massif d’insecticides, parmi lesquels les néonicotinoïdes, dans l’agriculture est responsable du déclin des pollinisateurs. Lesdits produits sont les pesticides les plus utilisés dans le monde. Le but ? Eliminer notamment les cultures des chenilles, cochenilles, pucerons ou insectes mangeurs de bois… et les abeilles ne sont pas épargnées. Pour enrayer le phénomène, l'UE a décidé en avril dernier d'interdire pour les cultures de plein champ l'utilisation de trois substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), objet de restrictions depuis 2013. Mais la France a été encore plus loin. Depuis le 1er septembre 2018, les pesticides néonicotinoïdes sont interditsDes dérogations sont possibles au cas par cas jusqu'au 1er juillet 2020. Toutefois, celles-ci ne seront délivrées que pour des produits à base d'acétamipride, et dans de "faibles volumes", avait précisé le ministère de la Transition écologique.

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