Le commerce de l’or : entre luxe et désastres

Mineurs d'or
Le commerce de l’or : entre luxe et désastres
Par Anaïs Martinez publié le
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L’or a toujours captivé, émerveillé, subjugué. Mais l’envers du décor est moins reluisant. Cette industrie a de lourdes conséquences sur la vie des mineurs et sur l’environnement. Le commerce aurifère recèle de secrets et de zones d’ombre. Arte diffuse ce soir à 20h50 "La rage de l’or", une enquête inédite sur ce commerce mondial.

Fabrication de bijoux, de lingots, de produits de haute technologie comme les cartes à puce des smartphones… l’or est partout. Cette enquête sera l’occasion de comprendre les enjeux de ce marché mondial, très lucratif mais qui comporte aussi des risques. Le documentaire donne la parole aux employés mais également aux principaux acteurs de l’industrie.

Déchets toxiques rejetés dans l’environnement

L’exploitation de l’or présente des risques à la fois pour les hommes - tâches et conditions de travail pénibles, environnement toxique - mais aussi pour l’environnement.
Une bague en or (environ 10g) entraîne 20 tonnes de déchets (roche et gisements de minerai) mais aussi des rejets de produits toxiques servant à l’extraction de l’or comme le mercure ou le cyanure. Des produits nocifs qui contaminent particulièrement les sols et les cours d’eau.

Des mines artisanales… illégales

Selon le site World Gold Council, 90 % des mineurs d’or travaillent dans des mines dites "artisanales" souvent illégales, où les conditions de travail et de sécurité ne sont souvent pas respectées.

Dans le deuxième volet, le documentaire suivra la route des mines dans le monde, du Pérou à la Colombie, en passant par le Congo. L’enquête s’intéressa particulièrement à ces mines "artisanales" légales ou clandestines où les hommes travaillent au péril de leur vie, et se focalisera également sur les conséquences sur les milieux naturels.

Des solutions plus durables dans la chaîne de production aurifère seront évoquées dans ce documentaire réalisé par Denis Delestrac, Robert Lang et Sally Blake. A ne pas manquer.

 

Crédits photo : Films à Cinq / CAPA Presse / Kensington Communications

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